‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 5 sur 61 · Quartier de pierre · texte numérisé non relu

Quartier de pierre

■UlfiÉ

HENRI DE GOLÏGNY. 7

» sans le casque, il estoit mort tout roide. » Il se préoccupa d'ailleurs si peu des funestes conséquences que pouvait entraîner sa blessure « qu'il ne gairda ny lict, ny chambre, » car il n'estoit autrement vanteur de court * . »

Après la reddition de Chartres, Ghastillon alla en Languedoc ', d'où il revint bientôt diriger, au centre de la France, tout un ensemble d'opérations, dont une lettre qu'il adressa au roi, le 17 juillet 1591 ^ révéla la portée.

A la suite de ces opérations, il lui fut enfin possible de séjourner au milieu des siens, dans son château, où sa présence se conciliait, pour quelques semaines, avec l'accomplissement de ses devoirs d'homme d'État et de guerrier. De ce château, pendant les mois d'août et de septembre, rayonna, comme d'un centre déterminé par les circonstances, l'activité qu'il ne cessa de déployer au service de la patrie et du roi.

A cette époque, on attendait encore beaucoup de lui, quand déjà, sans qu'on s'en doutât, il touchait au terme .de sa glorieuse carrière.

En effet, bientôt se déclara une crise alarmante : « Le » coup qu'il avoit reçu, au siège de Chartres, lui estoit » demeuré si sourd et si dangereux, qu'au bout de quelques » jours, le mal, longtemps couvé, vint à jouer son jeu*; » jeu funèbre, sous la pression duquel les soins les plus assidus restèrent sans efficacité.

Le 8 octobre, après une courte maladie, Ghastillon succomba.

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