‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 101 sur 533 · Nicéron, Hommes illustres, 1736, tome 34, p · texte numérisé non relu

Nicéron, Hommes illustres, 1736, tome 34, p

7. • Durant l'hiver de 1543 à 154 i », dit M. Lacour, t. I, p. lviii. Cf. Chenvière, A des Périers y sm vie, ses poésies,

S, Pour plus de commodité j*abrégerai ainsi le titre.

reproduite en 1S61, à Lyon, chez Rouille; en 1564 et 1565, à Paris, chez Galliot du Pré.

En 1568, le même Galliot du Pré fît paraître ime nouvelle édition qui aux 90 nouvelles antérieures en ajoutait 32 autres. C'est la première des éditions augmentées des Joyeux Devis, Car Tédition indiquée par M. Lacour, dans son tableau bibliographique, sous le n** 6, également parue chez G. du Pré est, il est vrai, sans date ; mais elle est postérieure à celle de 1568; il suffit, pour s'en convaincre, de jeter les yeux sur le titre : « les mêmes, revues et augmentées ouUre toutes les précédentes impressions. » Les Nouvelles qui n'existaient pas dans l'édition primitive de Granjon y sont classées à part ^, et sont intitulées « Additions aux Nouvelles Récréations de Bonadventure des Periers ». Il n*est donc pas même ici question de les attribuer à l'auteur des premières nouvelles !

Le classement même adopté par M. Lacour dans son édition est assez frappant : Z*"® partie « les Nouvelles récréations et joyeux devis... reproduction de l'édition originale de 1558. » 3^ partie « Nouvelles attribuées à Des Périers dans les éditions postérieures à 1558 » et cette 2® partie commence, en effet, avec la nouvelle xci. Pour être plus exact, M. Lacour n'aurait pas du écrire attribuées, mais « ajoutées à partir de l'édition de 1568 ».

Qu'on veuille bien se rappeler la date de V Apologie pour Hérodote : 1566. Si H. Estienne a copié les nouvelles ajoutées à Des Périers, il faut donc admettre qu'il les a prises dans une édition antérieure à 1566 qui serait perdue : c'est une hypothèse qu'avance timidement M. Lacour : « vu Tincertitude où laissent les éditions sans date ^ ». Mais les éditions sans date que mentionne le tableau bibliographique de M. Lacour se réduisent à deux : l'une (le n® 6) parue chez Galliot du Pré, et dont nous avons reconnu la postériorité, l'autre (le n** 7) à Lyon, chez Benoît Rigaud, et reproduite chez le même en 1571. C'est la même impression « revue et augmentée oultre les précédentes » que l'édition du Pré. Où sont donc les autres éditions sans date? Si M. Lacour les avait vues, que ne les mentionnait-il? Supposera-t-on qu'Estienne ait eu entre les mains un manuscrit inédit de Des Périers? Hypothèse par trop gratuite, qui ne s'appuierait pas sur l'ombre d'un indice, et qui ne saurait, en tout cas, suffire à ébranler les preuves positives que nous allons donner plus loin. Si H. Estienne s'était approprié le bien

1. Sauf la dernière nouvelle de la 1" édit., qui est devenue la première de la 2* série ; les uddilions sunt maintenant au nombre de 39.

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