‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 111 sur 533 · V. notre introduction, p · texte numérisé non relu

V. notre introduction, p

5. Les écrits d*I. Gentillet, de Fr. Hotman et d'Hubert Languct sont postérieurs à 1S73. La Franeo-GnUÎM d'Hotman parut en 1573, le traité de Languet, Vindiciœ con- Ira lyraiiAOS, en 1579. Si ces deux écrivains ont professé une doctrine politique très différente dans sa hardiesse révolutionnaire des idées conservatrices de H. Estienne, du moins avaient-ils de commun avec lui la haine de Titalianisme.

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Le ]Kirtrait de Catherine de Médicis dans le Discoun fnerreilleux; 2* partie de noire étude : la forme de l'ouvra jje. — Quelques mots sur le titre. — Comparaison des deux éditions de 1575 et 1576 ; rapprochements avec le style du Ditrourt contre Machiavel. — Les sentences versifiées ; le prologue ; les portraits; La relation historique. — Souvenirs ou imitations de V Apologie pour Hérodote \ expressions familières à Tauteur des Dialogues, — Place du Di»^ court merceilleux dans l'histoire satirique de l'italianisme.

Si Tauteur, ou plutôt les auteurs du Discours merveilleux ont cru prudent et d'une bonne politique de garder doublement Fanon^me, en taisant leur nom et en évitant une apologie directe de la Réforme, ils ont cependant laissé percer, dans ce réquisitoire contre ritalienne, leurs vraLs sentiments. Nous avons dit plus haut les raisons, morales et littéraires, qui nous faisaient croire à une collalioration entre Innocent Gentillet et Henri Estienne *. Étudions ici de plus près le style de Touvrage.

\S Anti-Machiavel *' est la suite du Discours sur Cat/ierine; c'est un second manifeste ^, fait pour appuyer les « politiques », et qui, par Tesprit et par le ton, ne diffère pas sensiblement du premier. Dans les deux « discours » on croit entendre la même voix, on surprend aussi des tournures et des images identiques. Et cependant d'une œuvre à Tautre le style ne se ressemble pas tout à fait; car il y a, dans le petit livre de i37«i, des morceaux dont la touche vii^oureuse et dont Téclat ne se retrouvent plus dans le traité de

Mais d'alK)rd pourquoi sur la valeur littéraire du Discours merveilloux pareille diversité d'impressions entre des critiques aussi avisés d^ordinaire que tels de ceux que nous avons nommés?

Nous ne parlons point des lecteurs qui auront tourné trop vite les paf^es, ou qui, s*en rapportant au titre, auront vu dans les mots

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