‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 168 sur 533 · IbiJ.. Il, Itil · texte numérisé non relu

IbiJ.. Il, Itil

ibiil.

I »o iv|ii>i<to ntuloincnl aux listes dunnifcs par Esl. Pisquier et par d'Au- 1 11 «ura pa» l'iii-iii» l'puisi' le caUI»);up de» poètt^ contemporains ou suciiiiioiliiil» ili' la l'Ii'ïadr.

{iluipiiiis ii'i ceKf r«iuari|iitf île 11. Kslicon^, pai-ce quVIle porte moins sur la le Mir iiii procvilô de »tj'le alTrcti' par les puitcs de l'École.

de sa plume, chaque fois que Tenvie le prend « de pleïadizer, c'està-dire contrepéter le language de messieurs les poètes de la pléiade * ». C'est le rapprochement d'un adverbe et d'un adjectif, l'un qualifiant l'autre : « de peur d'ouïr le doucement mieleux ou le mieleiisement doux chant des sirènes - » — « des mots plaisamment estranges (ainsi parlant, j'imite les nouveaux poètes) ^ » — « langage nouvellement sot, ou plus tost, sottement nouveau ^ ». — « Pour parler à la façon de nos poètes d'aujourd'huy il faut dire, » non pas : « voilà un nouveau et piteux mesnage » mais : « un piteusement nouveau mesnage ^ ».

Prenons les œuvres de Maclou de la Haye ^ qui a écrit des sonnets et des stances, dans le goût de Ronsard, avec encore plus d'imitation italienne et de métaphysique amoureuse, mais d'ailleurs dans une langue généralement claire, et non sans quelque grâce. Nous V retrouvons la même tournure :

Fut-ce son luth doucement martirant?

Fut-ce sa main estroitement longuette?

Fut-ce son bras modestement tirant.

Fut-ce son pied lentement s'atyrant "^ . . . Ciel descouvert luisamment spacieux ".

Et dans les poésies de Brantôme :

Par ton divin scavoir sainctement embouché . . . Non, ils ne sont bigarrément couverts D*un beau parler ^..

Mais à quoi bon chercher les poètes de second ou de troisième ordre, puisque nous avons Ronsard :

En beau cristal le blanc des neiges fond Par sa tiédeur lentement véhémente... *"

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