Par exemple, incanUre, enchanter, Lnl. susp
4. « Les maistres monstrenl aux écoliers « (Fr.-lat.)- Estienne cite le passaj;e de Ploute : Baechid. act. I, se. 2 « qui tibi nequicquam sœpc monstravi bene ». {Lai. sasp., p. 16) et il explique monstrnre alicui par iradere doctrinam.
5. • Fem.ne de bon aa^c * bona «etHtc femina » (Fr.-lat.) ; l'exemple de Varron est tiré du De AaWica, cap. 6. {Làt. siisp., 106.)
par exemple, il n'est pas douteux que reddere spiritum qui est dans Cicéron, et qui était évidemment aussi familier au latin populaire qu'il le fut à la langue chrétienne, a continué de vivre dans la locution française : rendre V esprit ^
Souvent aussi, le mot latin se prêtait, par lui-même, à un emploi métaphorique qui s'est naturellement développé dans le roman et dans le français.
« De subvenire, notre langue a tiré deux mots subvenir et souvenir; elle suit dans subvenir le sens très usité de subvenire : subvenir aux pauvres^ subvenire pauperibus; mais dans souvenir (pour soubvenir^ qui est lui-même pour^iiArefijfr) la langue suit une autre signification semblable à celle du grec ^Trép/cdOai (ep^^eddai répond lui-même à venire). » Cet autre sens métaphorique existait-il en latin ? Estienne prétend le retrouver dans un passage de Stace (Théb. 1 ) « subvenitque tuis sera hsec senteniia curis^ ». Même sens de l'italien sovenir [sotwenire) *.
Autre face du problème : si le latin éclaire souvent le sens français, inversement le français nous sert parfois à mieux comprendre le sens latin ^.
Par exemple : l'expression de ordir ou ourdir la toile prouve Terreur de ceux qui expliquent ordiri telam par texere '.
De même pondre rend compte de la locution latine : ponere ora*.
La permanence du sens latin, Estienne la constate aussi dans des mots dont la forme est légèrement différente du latin, mais en est cependant dérivée ^.