‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 28 sur 533 · V. notre appendice I · texte numérisé non relu

V. notre appendice I

2. Sur le libraire genevois Crespin et sur ses démêlés avec H. Estienne, v. notre appendice I.

3. V. répitre à Dudit, dans le volume de 1369. Cette lettre préface est la justiflcation de Henri Estienne. Nous y retrouvons en outi'e sur les poètes français des jugements qui seront ceux d'Estienne. En i«épondant avec une indignation légitime aux basses calomnies cle ses ennemis. Th. de Bèze se laisse cependant emporter à un ton agressif, A une polémique trop personnelle qui rappelle, il faut bien le dire, V Apologie pour Hérodote. N'était-il pas plus digne d'opposer aux injures le mépris du silence?

\. Et encore : de elogiis Th. liesœ; ejusdem de vnriis in Bezx ingenii dotibus. Bèze, de son côté, célébrait dans une de ses épigrammes les plus élégantes, les deux grands travaux de Robert et de Henri Estienne : leui-s deux Trésors des langues latine et grecque.

AUTRKS DÉMÊLÉS AVKC LK CC^NSlilU. 27

pièces apologiques, mais non sur le titre du volume qui est «I sans lieu » quoique Tédition soit, à n'en pas douter, sortie de ses presses*. Et cette fois Bèze parait seul, sans les épigrammes d^Estienne : c'est l'édition des Juvenilia expurgée par Tauteur et séparée de tout voisinage suspect.

Nous avons dit que le volume à' Épigrammes n'avait pas été la seule impression faite, sans licence, par Estienne, en cette année 1570. «Le 13 mars : Henry Estienne ayant imprimé un livre qull dédie à l'ambassadeur du Roy en Suisse, dont plusieurs s'offensent, arreste qu'on le voye et qu'on rapporte •. » — Ce second volume, c'est le Conciones sive Oraiiones ex Grœcis Latinisque Hlstoriciê excerptœ^ dédié à Pomponne de Bel lièvre •''. Nous ne voyons pas ce qui dans cette publication avait pu choquer, sinon peut-être l'épître dédicatoire dans laquelle Estienne adresse des éloges évidemment excessifs, mais obligés, à l'éloquence de l'ambassadeur^.— M Lemardy,21 mars : Henry Estienne, sur ce qu'avoyt esté ordonné d'avoir advis sur un certain livre dudit Estienne dédié à l'ambassadeur du Roy aux ligues . . . . , d'autant qu'il ne concerne la Religion, a esté arrestë de s'en taire. » Sagesse toute politique !

Mais la défiance du Conseil à l'égard du malheureux Estienne était maintenant trop éveillée pour qu'on lui passât la moindre inadvertance : le 9 mai 1577, il comparaissait de nouveau devant le Consistoire « pour avoir permis d'estre chez lui imprimé une certaine epistre à la louange du Pape, que le Pape est (jrand vicaire de Dieu ^ » ; on le renvoyait au Conseil qui lui adressait <* grandes remonstrances », en lui enjoignant « de refaire ladicte espitre aux fautes ci-dessus ^. » Le volume où se trouvait l'épître incriminée, c'était les lettres familières de Cicéron ^ qu'Estienne avait publiées

Page 1