V, plus bas
H. Diet. gin.
9. Diez suppose une forme acetula (bas-latin acidula) admise aussi par KArtingqui croît en même temps à l'influence d'oxalia.
294 fl. ESTIENNE GRAMMAIRIEN FRANÇAIS
Enfin, passant aux noms de ceux qui fournissent les médicaments, et à ceux qui les ordonnent ou les appliquent, Estienne cite apolkiquat're * « chirurgien (v. plus bas] — et « à propos de Tart de chirurgie» il signale : anatomie {x\i^ s., Oresme) ; analomiqne^ anatomisle (ces deux mots sonl du xvi*^ siècle dans Paré). Ajoutons anatomiser^ qui est dans Rabelais '.
Comme instrument de chirurgie, Estienne cite ' trépan (dans Paré qui écrit aussi la trépane. Cf. Titalien trepano, trapano) et espalale (xiv® s., dans Lanfranc et au xvi<' s. chez Paré, ainsi que spatule).
L^examen de ce lieu commun nous amène aux mêmes conclusions que les précédents : et pour la troisième fois nous constatons que la presque totalité des mots français qui se retrouvent en grec, ont eu leur origine immédiate dans le latin. Mais H. Estienne a reconnu lui-même Taccord remarquable qui existe entre le latin et le français au sujet des noms de maladies^. Il s'en faut que ces termes de médecine et de chirurgie figurent tous dans les deux dictionnaires de Robert Estienne; mais la plupart ont été employés, et quelques-uns créés peut-être par Ambroise Paré, dont les œuvres complètes parurent à Paris en 157'^. Toutefois il serait injuste de tout attribuer à Paré, et de ne pas tenir compte, dans cet enrichissement de la langue médicale, des travaux antérieurs ou contemporains que nous devons à d'autres médecins^ et spécialement aux Estienne eux-mêmes. En 1546, Charles Estienne avait publié chez Simon de Colines <( la Dissection du corps humain », traduction française de son traité latin. En même temps il contribuait par ses écrits latins à réveiller des termes techniques que la lati* nité post-classique avait empruntés au grec, et qui remis en circulation allaient bientôt revêtir une forme française. Déjà le premier représentant de la famille, Henri I®**, avait traduit en latin Hippocrate ; le nôtre (Henri H) continua la tradition, en composant son Dictionarium medicum (1564) et en traduisant en latin les médecins (jrecs (1567). Puisque nous avons été amenés à citer des noms (( d'herbes et de plantes », rappelons, les traités d'agriculture de Charles Estienne, son De re /ior/e/i5i (1555), son Prœdium rusticum