‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 306 sur 533 · Ibid., t. IV, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. IV, p

302 H. ESTiKISNË GRAMMAIKŒN FRANÇAIS

Ailleurs, il faut bien le dire, c'est sans aucune intention ironique qu'Estienne émaille son style de mots « grécisés » qui n'ont pas d'ailleurs survécu.

« Une grande affection maternelle, et une vraye philoslorgie^comme les Grecs Tappellent *. ») « Il parlet moins colakeuliquement * et plus pstrresiasliquenient qu'un bouffon » u trails non moins parresiastiçues que plaisans * » — u langage si colaxeutique et si profane * » — « c'est bien à cette heure que vous usez d'hyperboles encomiastiques ^. »

D'autres mots, au contraire, qu'il a pris la peine d'expliquer ont eu meilleure fortune : « En cest epigramme, ma langue s'est donné carrière, comme si je n'escrivois ceci que pour François ayant quelques lettres : mais le remède est d'exposer aux autres ce qui leur pourroit estre malaisé à entendre^» et il ajoute :

Cannibalizer qu'il a tiré de cannibales ; « imiter les cannibales : à sçavoir en leur cruauté. Car ceux de l'Amérique sont tenus les plus cruels jusques à estre anthropophages ^ ». Métamorphozer « qu'il a veu estre fort commun à la court, pris des Grecs qui disent metamorphoun : changer de face ; mais on le prend aussi plus généralement pour changer^. » Actes pires que Tinioniques « du nom d'un Athénien qui estoit appelé misanthrope ' comme si on disoit haysseur des hommes, c'est-à-dire de tout le genre humain, car son nom estoit Timon ; actes scythiques : car les Scythes étaient tenus pour le plus inhumain et cruel peuple. » Ëstienne fait grâce au lecteur de l'adjectif u cannihalique ».

Analogie que Henri Ëstienne s'excusait d'employer en 1566*®, avait été cependant écrit par Rabelais et par Du Bellay * *.

Parmi les mots soulignés dans le volume de Lyon, trois ou quatre se rattachent au grec :

\. DiaZ., II, 27.

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