l/»oï., 1,239: cf
6. V. le curieux passage qui figurait dans la 1'^ cdit. de la Conformité, p. 140 et qui fut supprimé dans la 2*. V. ledit. Feugère, p. 201. Estienne Ta repris et copieusement développé dans son ApologiCj t. II, p. 311 et sq. V. les notes de rédition Le Duchal, et celles de M. Ristelhuber.
7. M. G. Paris pense, au contraire, que les acariastres ont été ainsi nommés parce qu'on les renvoyait à saint Acaire pour les guérir v. Bomnnia. X. 302 .
K. l)érivé de nvertin» sorte de folie furieuse.
(ivemeni; celte formation était encore vivante au xvi« siècle*. » Nous usons souvent de cest infinitif dire (ainsi que les Grecs usent souvent de leurs infinitifs) au lieu d'un nom, comme : je trouve voslre dire raisonnable; il ha un parler mauplaisant* » ; « au gronder d'un vallct, au causer d'un bouffon », écrit Du Bellay^. A ce substantif verbal « le brait •d'un asne)^ » Ëstienne préfère le braire (note marginale). Le franc, latin donne le brayemenl ou le braire, Ëstienne écrit : un plaider sommaire' (le fr.-lat. donne plaidoyer , plaidoirie), un desmentir*.
Les participes pris substantivement sont tellement nombreux en français qu'il n'y a pas lieu d'y insister. V. Conformité^ p. 116 et sq. et Lat. susp. y ch, IV. Ëstienne observe qu'on peut remplacer mefc/i^a/i^ parmesdiseursy mais qu'on ne dit ni combaieurs, ni malveilleurs'' . <c Un participe passé comme marié perd toute valeur verbale ; c'est un véritable nom*, s Cf. dans Du Bellay « ces muguets parfumez poursuyvans de Pénélope*. »
Péjoratifs et dérivation germanique. — Aux péjoratifs tirés de Titalien, il faut ajouter ceux que raliemand nous a fournis *^ :
Hère : « C'est un hère, ou il fait du hère*'»; rosse : «jamais bon cheval ne devint rosse » ; d'où, selon Ëstienne, roussin^ qui se dit « d'un bon et puissant cheval **. »
Bouquin : « un vieil bouquin » d'où la langue a tiré un adjectif : t cela est bouquanier », cela est passé de mode**.
A l'allemand se rapportent faire carous et quelquefois carousser^ c'est-à-dire a boire (t autant », expression qu' Ëstienne rejette comme très basse *•• Il trouve aussi que c'est trop « alemanizer » que de dire trinquer et faire brindes •*.