Dial.f I, 93 et Conform., p
11. Dm/., I, 86. V. la note de Risl. Cf. K6rting« gar aut! » dans le sens de gans ansgetrankenl Cf. Tespagnol caraus, et v. Dies au mot (rincare. V. aussi .ipo/., I,
15. DUt , II, 121, en allemand : bring dir's ! tCf. le brindiai des Italiens et le hrindar des Espajcnols; « faire un bringue » César Oudin, Trésor.
Estienne cite encore : jocondale qu'il fait venir dejachim dater ou yoachim daler^ ^ monnaie de Joachimsthal en Bohême. Mais il donne du mot almanack une explication moins heureuse quand il le tire de la locution allemande : als man nach dergeburlJesu Christi.,. Ce qu'il y a de curieux, c'est qu'il n'ignore pas l'étymologie arabe qui est la bonne; mais il ia repousse '. Il signale en même temps l'hésitation delà prononciation entre almanach et armatiach, mais sans dire la forme qui lui paraît la meilleure.
Si les Anglais nous ont pris physician^y nous leur avons emprunté milorly et nous disons par joyeuseté : un gros milort ^.
4^ Composition par les particules.
Nous ne reviendrons pas sur les origines latines de cette composition ; nous en avons dit l'essentiel, en exposant la thèse du De Latinitate suspecta. Outre les types que nous retrouvons dans le latin classique, il y en a qui devaient exister dans le latin populaire, puisqu'ils sont dans notre langue : alaicter [adlactare) engloutir [inglutire), etc.^. Mais, d*autre part, la langue française a d'elle-même créé de nouveaux composés, au moyen des particxdes :
« Repauser est un composé purement français ^. » En réunissant deux éléments déjà existant, la vieille langue a formé des mots comme : perlire ou parlire (lire jusqu'à la Cin) ; parfaire^ perailendre (qu'Estienne préfère à paratlendre) ; paroccir : achever d'occir '. Mais la création est plus originale encore, quand des verbes composés sont tirés d*un substantif simple : de rive, arriver ; de val, avaller *.
Estienne s'étend longuement sur la comparaison des sens entre les verbes français et leurs représentants latins^. Il les étudie, en les groupant tantôt par familles de mots et tantôt par sufExes ; son analyse est parfois très pénétrante.
Par exemple, re marque en français : 1* le redoublement : recourir ou