‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 389 sur 533 · Ihid · texte numérisé non relu

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9. V. notamment sur les significations latines et françaises des particules rb et de, Lat. Musp., 161 et suiv. ; 18i et suiv.

ràccourir^ re forger^ etc. ; Taction est ici faite à nouveau ; 2" la réciprocité. le retour : remordre (vicissim mordere, seu mordentem mordere) ; repoindre (repungere), etc. ^ Dans ses Prémices^ Estienne cite le proverbe « Qui du sien donne, Dieu luy redonne », et il observe que redonner peut signifier rendre ou donner réciproquement *. C'est qu'en effet les deux sens de re, distingués plus haut, se mêlent dans certains verbes. En latin la particule re est quelquefois cxplétive, redondante', comme dans religRre^ reformîdare, recubare. Dans ce cas elle appuie sur Tidée du mot simple. Estienne semble croire que cet emploi manque au français. Mais quelle est, par exemple, la valeur de re, dans ressembler! Faut-il y voir Tidée de la réciprocité, du retour (ivr^)? Quelle que soit l'idée originale, il est certain que la particule n'a plus ici de sens propre; elle est redondante, selon le mot d'Estienne, ou, si l'on veut, elle appuie sur l'idée du mot simple. Estienne a reproché à Du Bellay d'avoir employé ressembler pour sembler : c autant que j'en voiray ne me resemblent telles >, c'est-à-dire ne me semblent être des courtisanes ^. Il faut dire que ressembler s'employait ainsi dans la vieille langue : « par tels paroles vos ressemblez enfant' » (Roland).-» Il disoit aussi que les Romains ressembloient un troupeau de moutons » (Amyot dans LU,),

Retracer est souligné dans Du Bellay, et le mot est écrit en marge * 'exemple de Gerson, dansZiï. ; cité par Cotgrave). On peut en conclure que ce composé n'était pas fréquent au xvi* siècle.

Estienne s'arrête sur la valeur négative de la particule de\ en français, il cite decroire, se de fleurir et mieux se de fleurer^ se desfascher, se desendormir, etc.''. H souligne cependant decognoistre dans Du Bellay, et il le remplace par mescongnoistre^ ».

De la langue d'Estienne, citons : a je vous desmenace ^ », [c'est-à-dire je relire ma menace] ; « je vous deprie*^ », [je retire ma prière] ; n plusieurs sont fort desnaturalisez * * » [ont quitté leur naturel ]; «termes dechassez ' ' >

I. Lat. Susp.y 165 et suiv. Cf. Con/brm., 114 et 115; reinjurier. Pour les verbes où Tusajre n'e»t pas d'ajouter re, on a recoura à refaire et à redire qui jouent le rôle d'auxiliaires. Dans le De Lai. êutp. [ibid.) Estienne cite refuir (?].

S. Prémiee$y9t. Estienne dit ailleurs que Dieu rencourage Thomnie qui a perdu courajçe. (Prémices, 11.)

3. Lai, sttsp.j 161 « otiosam et ornatus tantum causa positam ».

4. Vol. de Lyotïy 368. Note marg. : « resemblent pour êemblenl » {Regrets^ xoix).

5. (^anson de Roland, Extraits de G. Paris, p. 11"?, vers 375.

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