‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 447 sur 533 · DiaL, 1, !5 et · texte numérisé non relu

DiaL, 1, !5 et

Ici encore la cour se rencontrait avec le bas peuple de Paris qui disait aussi sarment pour serment^ ^ ce qui faisait un jeu de mots, et prononçait piarre aussi bien le nom propre que le nom commun.

Par contre, les courtisans, et surtout les dames de la cour, affectaient de prononcer e pour a dans d'autres mots, contrairement à Tusage général : caterrhe et cataplesme^ au lieu de catarrhe et cataplasme. Estienne les condamne d'autant plus formellement que Ve contredit ici l'étymologie grecque. Le son de l'a leur paraissait « trop rude » et pas assez « noble*-* ». G. Tory nous apprend que les « dames de Paris », les bourgeoises, prononçaient de même : « mon mery est à la porte de Péris où il se fait peier^. » C'était là un accident tout à fait local ; mais la langue, ou si l'on veut, l'usage général hésitait dans une foule de mots'^ La prononciation par a était autrefois très usitée, « et Villon parlait ainsi ^» ; elle ne devait rien au langage italien, pas plus que celle de e pour a^. Seulement Henri Estienne, au lieu de reprocher aux courtisans de parler aussi mal que le peuple^, aurait mieux fait de s'en prendre aux contradictions de la langue dont ils n'étaient pas responsables.

Estienne ne suit-il pas lui-même la prononciation parisienne, quand il écrit : « à Paris, au temple de S. Marri^ », et guarir, guarison^l Ne saitil pas que marastre est aussi usité que mera^^re, employé par Du Bellay*®? Toutefois il préfère, en général, e ; il écrit perfaict ' * , perfum **, perjure**^ jergon**^ acAei", etc.

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