V. Thurol, II
rairon^ la sairon, pour cousin^ la raison^ la saison *. » Cette substitution réciproque est encore étrangère à l'influence italienne. Déjà Marot s'en était moqué dans son Epistre du biau Fys de Pasy avec la réponse de la Dame au jeune Fys de Pazy :
Madame^ Je vous raime lan.
Mais ne le dite pas pourtan ; Les murailles ont derozeilles, clc.
Cette défaillance de la langue : tiiubalio linyuœj comme le dit Estienne, fit apparaître chaise à côté de chaire.
Mais les hésitations et les contradictions n'ont pas empêché les grammairiens et les puristes de chercher à fixer l'usage, ou du moins de demander les règles du bon langage à tel usage plutôt qu'à tel autre. Or, si Henri Estienne était loin d'être im punste, au sens étroit et quelque peu défavorable où La Bruyère devait prendre le mot', du moins se préoccupait-il d'assurer la pureté et l'unité du français.