‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 455 sur 533 · Hyp · texte numérisé non relu

Hyp

5. Ibid., 211-213. « Institutio f^allicœ ling^iœ in usum juventutis grermanicic ad illustrissimes juniores principes Landtfçravios Iftcssiœ conscripta, 1558. m Genève (Bibl. Nat.y. V. 4 autres éditions citées par Stenf^el.

6. Garnier, pape 101, cité par Thurot. Cf. Livet, p. 326 et sq.

7. Hyp.j 214. V. Sten^cl. Biblioth. de Dresde et d'Utrecht). Cet ouvrage n'est pas indiqué par Thurot qui cite du même « la grammaire françoise. » Colojçne, 1566, et la « Driefve institution de la langue françoise expliquée en aleman ». Ihid.,

8. Thumtqui indique le !•' grammairien .Pillot; et le 3* (Garnier), suivant l'ordre des critiques d'Estienne. n'a mentionné ni le 2*(Cauchie). ni le 4« 'Du Vivier\ Les passagres

l'enseignement grammatical 423

Inédit, de 1576, reproduite en 1578. Il en résulte que plusieurs des critiques qu*il fait à Gauchie d'après l'édition originale ne répondent plus au texte de la 2^. Dans sa lettre dédicatoire de 1576, l'auteur déclare qu'il a complètement refondu son traité* !

Gauchie était natif de Picardie; et il avait écrit sa grammaire à Téiranger. Estienne récuse, non sans raison, son témoignage. Il n*en reste pas moins que la 2^ édition de sa grammaire française représente pour la partie syntaxique un travail copieux et souvent pénétrant^. Dans sa préface il ose déclarer qu'il ne suivra pas la méthode des grammaires latines, qui a trompé tant d'auteurs^. En fait il a beaucoup plus cherché entre le français et le latin des différences que des analogies.

Que ces quatre grammairiens aient écrit pour des étrangers, ce n'est pas le reproche que leur adresse Henri Estienne ; mais c'est qu'originaires de provinces trop éloignées du cœur de la France, c'est-à-dire de Paris, ils étaient restés trop étrangers eux-mêmes au bon et pur langage français^.

cités dans les Hyp. ne ^e rapportaient pas à Tëdit. de Gauchie de 1576. Thurot n*a connu d'ailleurs que Tédit. de 1578 ; (Bibl. de rÉcole normale.) L'édit. de 1576 est A la Mazarine. L'édit. de 1570 est à la Bibl. de Besançon, a A. Caucius : Grammatica çallica, suis partibus absolutior, quam ullusante hune diem ediderit. Parisiis, impen» sis Anihonîi Lithostratei ». En lisant le texte de 1576 : « in très libros distributa. Antwerpiœ, n nous avions été frappe, malgré tout, des analogies qu'il présentait avec la doctrine attribuée par Estienne au 2* grammairien ; le reproche qui lui était fait d'avoir écrit Cherf et anchestres (pour cerf et ancestres) nous avertissait déjà que cet auteur était picard. Nous avons donc eu l'idée de recourir A la 1'" édition de Gauchie. M. Poète , conservateur de la bibliothèque de Besançon , a bien voulu vérifier pour nous un certain nombre de citations caractéristiques, dont la présence dans l'édition de 1570 nous a fourni la preuve matérielle que nous cherchions.

1. Par exemple, les passages suivants cités avec leur pagination par Estienne figurent dans redit, de 1570 : « page 55. Environ la Saint-Michel ay receu voz lettres. Page ftO-81. Faites la révérence aux anciens^ que rencontrerez ». Dans celle de 1576, non seulement la pagination est difTérente, mais ces exemples manquent. L*elUpse du pronom sujet que blâme Estienne, reparaît d^ailleurs dans l'édit. de 1576, mais dans d'autres phrases ; encore l'auteur reconnaft-il que cette omission est très rare , plus fréquente cependant dans les 2* personnes du pluriel, terminées en es : « je voudroi que puisaiez obtenir tout ce que desirez », etc. D'autres passages, cités par Estienne, se lisent cependant en 1576 « page 80, j'ay receu unes lettres > et « monter un« degrez » (texte de 1570, cité Hyp., p. 20K). Cf. Gauchie, édit. 1576, p. 102, qui tout en maintenant l'exemple, le désapprouve cette fois.

2. V. par exemple la théorie des temps du passif, p. 139 de l'édit. de 1576.

3. m Primo oKhographiam, altero ctymologiam, tertio syntaxin complexus videor mihi ex professo celtico; linguœ proprietatem aperuissc, non habita ratione sermonis latini, quae multos in errores pellexit. » Lettre dédie, de 1576, p. 9.

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