‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 457 sur 533 · Priettl, I, et préface de» Hyp · texte numérisé non relu

Priettl, I, et préface de» Hyp

I. Comme l'a Tait M. Brunot qui, d'ailUur*, ■ montré par de nouvelles preuves tout ce que Rob. Est. avait pris à Meigret (V. HUt. de U Ungue tt dt la lift. [t.. t. 111, p. ~39-J0. Cr. Livet, p. ii» (ouv. cité), et Bctioist, SynUxe de Paljgnre.p. 8).

.1. Kureption faite pour Gauchie ; v. ci-dessus.

t. fJrAiFini. de IHeigrel. p. tH,

a. Piéfscede la jramm. fran^.

LES DÉnMTIONS GRAMMATICALES 425

suis advisé, tant pour desmeler plus aiseemment la matière que j*ay entrepris de traicter, que pour Taisance aussi de ceux qui se vouldront aider de ce mien labeur, de prier Priscian et ses compagnons de me prester Tordre des huict parties d'oraison... ce qu'ils m'ont ottroyé, à la charge que je ne leur bailleray jamais soufflet. Toutesfois, je leur ay laissé la partie qu'ils nomment interjection; et quant à celle qu'on appelle article^ pour sçavoir en quel ordre je le devois mettre, je me suis adressé aux grammairiens grecs* ».

Certes, l'un des grands mérites de Meigret a été de se dégager le plus qu'il a pu de cette grammaire latine, si gênante pour l'étude de la langue française ! Mais il nous semble qu'on lui a fait trop exclusivement honneur de certaines idées hardies pour l'époque, qui cependant avaient été exprimées avant lui^. Ne sortons pas de la famille des Estienne : en 1540 paraissait chez Simon de Colines « L'accord de la langue française avec la latine^ », petit traité de grammaire élémentaire, dont le titre seul annonce clairement le dessein de donner à la langue vulgaire renseignement grammatical qui lui manquait. Voici, par exemple, ce que nous y lisons : « François n'ont que deux genres seulement distingués par deux articles, a scavoir le pour le masculin et la pour le féminin; le neutre, commun et total, sont comprins soubz le masculin. — Note encor que les François n'ont nulles déclinaisons, mais par leur {sic) articles discernent les cas divers desquelz la déclinaison est compo* see; ce neantmoins le mot n*en varie jamais, ou change sa forme. » Or, Meigret dira, mais dix ans plus tard : a au regard des cas, la langue françoise ne les connoît point, parce que les noms françois ne changent point leur fin. » Robert Estienne reconnaît, lui aussi, que « quant aux déclinaisons, nous n'en avons point à vray dire, puisqu'il n'y a qu'ung cas ou terminaison pour le singulier et ung autre pour le pluriel*. »

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