‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 477 sur 533 · Ibid., 228 et f", préliniin. 1 [M, Uv., l · texte numérisé non relu

Ibid., 228 et f", préliniin. 1 [M, Uv., l

LA LANGUE POÉTIQL'K 4lîî

« On peult apprendre encor\ tant soit-on bien appris * » ,

« encor' exercité * ».

L'apostrophe figure au^si dans le texte pour remplacer Vs finale de certains adverbes, mais Eslienne la supprime ^ : a dont luy mesme' sera batu * », « qui eust or' Embrazé tout le monde encor' ^ ». L'5 est supprimée^ même avec des verbes :

u Seron*nous plus qu*eulx inhumains. »

Estiennc s'en étonne à bon droit *^. 11 rejette ces syncopes : donq' (pour donques)^ onqu (pour onques ').

Du Bellay se gène si peu qu'il n'hésite pas à employer elf au lieu de elle :

u Kir suytdes Roys les palais somptueux ^. » a Et comme un Aristarq' luy mesme s'auctorise ^. »>

Et c'est ainsi qu'il écrit Iragic, heroic eipublic^^ (adjectifs).

Quant à l'abréviation de « sça'vous pour sçavez-vous, avous pour avezvous » elle répondait à une prononciation assez répandue dans le langage familier**.

3® Nature des rimes.

Le souci de la rime se trouve plusieurs fois exprimé par Estienue dans ses Prémices*^, Par exemple, il corrige dans une note un des proverbes qu'il a encadrés dans son développement : « portion ne rymc si richement que les deux précédents l'un sur l'autre (maison et raison^^) » ; ou encore à propos d'un autre vieux proverbe : u vray est que je ferois quelque difliculté de rimer fasche sur sçache, pour ce que cestuy-ci a la première brefve, cestuy-la l'ayant longue ; mais plusieurs ne regardent de si près que moy à telle chose, et en ce temps-lù on y regardoit bien moins **. »

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