II. Ibid,, 97 {M. Uv,, l
|2. Ibid., 384 \Regrets. cxl,.
ili II. ESTŒNNE (.RAMMAIRIEN FRANÇAIS
Note : « Chreslienté quadrisyl. ; alias public* ». Estienne reprend de même irafftc, heroic (V. plus bas : Tapostrophe). « Il fait du bon Chrestien. » Note : « Chrestien disyl., et tamen alibi chresiienne quadrisyl. * »».
« Si pour n'avoir commis homicide ou Iraîson ^. » Estienne blâme Iraïson « dissyllabe » et il relève aussi la contradiction du tréma « et tamen cum diarcsi^. »
t< Qu'ils n'aycnt tousjours la raison pour escorta. »
(Vers de 10 syllabes), note : « semei. nayent monosyl. *. » Du Bellay écrit tantôt : je le pry\ tantôt y'e le prie , selon le besoin de son vers. Estienne note cette divergence ; il préfère je prie :
w Je ne te prie pas de lire mes escripts •. » <( Et au docte poète on donne le laurier ^. »
Estienne note (comme remarquable) u poêle », dissyllabe. — 11 souligne, évidemment parce qu'elle est inexacte, la rime : hislorien (quadrisyl.), bien ^monosyl.*) et celle de mien (monosyl.), lien (dissyl. ').
Nous savons par les Hypomneses qu'il n'admettait pas en général les finales retranchées et remplacées par l'apostrophe : les élisions ou syncopes de ce genre sont fréquentes dans le texte de Du Bellay , et chaque fois Estienne les a relevées. Dans ses Dialogues^ il cite aussi ce vers tiré « d'un bon poète françois »
Par mil' dangers, sans argent ni retraittes :
et il fait cette remarque : « il syncopoit ou plus tost apocopoit un root ; il pouvoit éviter ceci en disant : par mainls dangers*^. » Même quand Télision se produit naturellement devant une voyelle, il ne Tadmet pas dans l'écriture: « et mil autres sots noms** » ; il écrit en marge mille. « TouVimilanl ^pour tonle imilanl) la gloire** ». 11 reprertd encor et préfère encore :
1. Vol. de Lyon, 587 (Jeux Rust., 163). Par conséquent Est. faisait chrestienté de trois syllabes.