‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 493 sur 533 · V. le Diodore de 1550, l'épître dédicatoire · texte numérisé non relu

V. le Diodore de 1550, l'épître dédicatoire

M. La Ietti*e dédicatoire à J. de la Casa est datée : Venise, Kal. Oct. Sur ce volume, V. plus haut, p. 201, et note 4.

Ce fut à son retour d'Italie qu'il épousa Marguerite Pillot (1*"" décembre 1555). Il revint encore à Paris, en 1556 (réimpression du volume d'idylles et du recueil de Denys d'Halicarnasse chez son frère Robert, mis en possession de rimprimerie paternelle). Mais cette même année il se fixa définitivement à Genève et y établit une imprimerie à côté de celle de son père'. C'est alors qu'il prit l'habitude d'inscrire sur ses livres : ex officina Henrici Stephani ou Henrici Siephani Parisiensis typographie.

ï"^ Procédure de V affaire des Épigrammes (1570^).

Responses de Henry Ëstiene imprimeur bourgeois de Genève.

Détenu pour avoir imprimé certaines épigrammes par luy composes sans licence de la Seigneurie, lui aiant desja esté cy devant repris pour avoir faict semblable faulte au regard de son Apologie sus Hérodote, a esté condamné à crier mercy à Dieu et à Messeigneurs et à 25 escus d'amende et renvoyé en Consistoire. Au reste lui a esté commandé de raporter présentement ce qu'il peult avoir de reste des dictes épigrammes, le 10 februarii 1570^

Du IX de febrier 1570 reponces faictes es mains de Messeigneurs par Henry fils de feu maistre Robert Esliene imprimeur bourgeois de Genève.

Aiant juré, interrogé du temps et cas de sa détention respond estre détenu dès au jour d'huy pour avoir imprimé ung livre d'epigrammes sans congé de Messieurs ou soit la plus grande partie.

Interrogé que contiennent les dictes épigrammes, respond diverses matières comme de^ joyeuses et plaisantes et aussy quelques

moqueries contre aulcuns personiers etmesmes contre les Italiens.

Interrogé s'il y a pas des oultrages et calomnies, respond qu'il n'a pas souvenance qu'il y en ayt.

Interrogé qui l'a meu de les imprimer, respond que Monsieur de Beze ayant faict imprimer les siens, il pensa que ceulx cy se pourroient déduire de mesmes.

Interrogé à qui il en a communiqué, respond avec Monsieur Mellissus, docteur de Vienne en Autriche, et ce à mesure que on les imprimoit, ou tout ce qui a esté imprimé, et luy a donné advis tochant la correction au

1. V. Rcnouat*d, 115. Le premier volume qui sortit de ses presses genevoises semble avoir été « Davidis psalmi aliquot, latino carminé expressi a quatuor illustribus poelis... », 1556.

2. V. par exemple le « Ciceronianum lexicon gra>co-latinum » de 1557. — Nous n'avons indiqué que les références essentielles ; v. les autres dans Maitlaire, qui est plus exact que Renouard.

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