L. CLéiiBXT. — Henri Estienne
arbitraire'. Henri Estienne a pris soin de numérotera la suite toutes les pages; et c'est à cette pagination générale qu*il s'est reporté dans ses notes, c'est elle que nous avons indiquée dans nos citations. On sait que la 1"* édition des poésies de Du Bellay fut donnée par F. Morel et par Aubert en 1568 *, in-8"; autres éditions en 1573 et 1574 (in-4o).
11 est singulier qu'Estienne, après avoir paginé tout son volume, ait inscrit sur le feuillet du titre l'observation suivante : « l^r^um esse multas inter pra^fationes (?), etiam inter sonnetos qui in hoc numéro non ponuntur, ut 337, 345, 387, 344. » Le titre ici visé ne pouvait convenir en effet à Tensemble de ce volume, puisqu'il était le titre particulier d'une partie publiée en 1561'. Peut-être Estienne a-t-il voulu signifier que pour cette raison même le titre devrait être modifié dans une édition d'ensemble. D'autres indices permettraient de supposer qu'il était peut-être, à ce sujet, en relations avec les éditeurs de Du Bellay (il connaissait personnellement Frédéric Morel). Il ne serait pas impossible qu'il leur eût communiqué parla suite quelques-unes de ses observations; par exemple, il avait relevé dans Tépitaphe du seigneur Bonivet, écrite en alexandrins, un vers faux, ou du moins « imparfaict, de dix syllabes * » :
La France et le Piémont, et les Cieux et les Arts, Les Soldats et le Monde ont faict comme six parts
De Bonivet : car une si grand 'chose Dedans un seul tombeau ne pouvoit estre enclose...
Estienne avait ainsi rétabli le vers : « De ce grand Bonivet ». Or, cette correction a été faite dans l'édition d'Aubert, en 1573. — Mais nous n'insistons pas sur cette hypothèse ; ce qui est plus certain, c'est que plusieurs de ces notes et corrections^ si elles sont d'un grammairien, accusent aussi la main d'un imprimeur.
Quant aux feuillets préliminaires qui sont en dehors de la pagination générale, nous en indiquons Ics'pagcs par des numéros de 1 à 6, noa compris la page du titre '. Nous avons dit l'importance de ces feuillets préliminaires, sur lesquels H. Estienne a rappelé les particularités qui l'avaient particulièrement frappé. C'est un procédé qu'il pratiquait sur tous les volumes qu'il annotait.
1. La bibliothèque de Versailles possède exactement le mèiiie recueil: mais les pièces y sont disposées dans un ortlrc di fièrent. Il faut en dire autant du recueil qui se trouve ù la Bibliothèque nationale. V* 14(7-62 ^Invent. réserve).
3. « Les (L'uvrcs françoisesdc J. Du Bellay, etc., revues et de nouveau aujçmenlées... au roy Charles IX, 1569. ». Le privilè^çe (renouvelé) est de 1568. D'ailleurs chaque partie a sa pagination particulière et sa feuille de titre, mais loigours avec la date de 1568. Bibl. Nat. Inv. réserve Y*, 1, 71 J. Cf. notices de l'édition Marty-Lav., p. xx\.