VERS LATINS ET LETTRES AUTOGRAPHES
La matiùre de cet appendice étant assez considérable pour faire une publication spéciale que nous donnerons prochainement, il nous suffira dejuslifier ici brièvement les renseignements nouveaux sur lesquels nous nous sommes appuyé dans notre introduction biographique.
Harangue en vers latins, adressée par Henri l^slienne à l'Empereur Itodolphe H et aux Électeurs du Saint Empire, dane la diète de Ratîsbonne ' : « Ad eundem augustiss. || Cii-sarem, || V.l ad univcrsos sacri [j H. Inipeni ord. || Ratisbonie conventum habentes. I| » Telleest la suscription lie celle pièce encore inédite, écrite de la main de H. Estienne sur les trois premières pages d'un double feuillet ia-t"; ce manuscrit fait partie de la collection Tormée par feu M. Ch. Schmidt*.
Cette pièce, comme noua l'apprennent encore les premiers vers, fait suile nu discours en prose latine qu'Eslicnne avait prononcé devant l'au- [,'uste assemblée, et qu'il imprima la même année ^ à Francfort (1594) :
AdJam ego tôt rerbisien, me subit impetas, haud jam Dicta soliila niodis^ sed nameroaa, dure...
Il est vraisemblable qu'Estienne a aussi récité ses vers: le soin avec lequel il les a transcrils sur celte grande feuille, avec lettres d'or au titre et à la signature, prouve que cette pièce a été présentée à l'Empereur, (^cst la grande écriture d'Eslicnne, absolument conforme aux documents authentiques que nous connaissons'. La signature est parliculiè renient caractéristique et intéressante par la souscription : « /feiirici Slephani musa et mana ».
Eslienne a, dans son De Ltpaii Lalinilale (15051, fait allusion à cette pièce qu'il avait composée avec d'autres sur le même sujet'. Il en a même i ilé quelques vers*, où il comparait l'Europe chrétienne soulevée contre