SES RECHERCHES GRAMMATICALES
Ordre et connexité des arguments exposés. P. 197 à 198.
La conformité du français avec le grec, (Y. le traité de 1565 et cf. la préface du Thésaurus grmcm lingum de 1572). — Le grec, cano|i des langues; raisonnement pour prouTer la supériorité du français non seulement sur les autres langues modernes, mais même sur le latin. — Comparaison chimérique des deux langues classiques et du français, sous le rapport de Vharmonie et de la richesse, — Le français plus propre que le latin à traduire le grec. — Le Pluiarque d'Amyot; H. Estienne traducteur des Grecs. — Théorie trop vague sur la brièveté, — Intérêt littéraire et historique de cette première thèse. P. 198 à 205.
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La conformité du français avec le latin {De latinitate falso suspecta, 1576). En écrivant ce traité, H. Estienne intervenait dans le débat des Cicéroniens; en même temps il prouvait que le français et le latin étaient au fond la même langue. — Valeur de ce second argument, qui d^ailleurs contredit le premier. — Théorie opposée deCh. Bovellessur les parlers vulgaires; Estienne compare aussi les deux langues dans leur fonds populaire. — Rapports, au XVI* siècle, du latin écrit, du latin parlé et des langues modernes; côté pratique de la thèse soutenue par Estienne; il prend les mots k toutes les époques de la latinité. — L^elTort même du latin moderne pour se rapprocher des langues vulgaires a hftté sa défaite. Le style latin de Henri Estienne en est la preuve. P. 205 à 212.
La comparaison du français et de V italien, (Précellence, 1579; cf. Dialogues du nouveau langage,) — Que cette recherche de la supériorité d'une langue sur une autre est vaine ; pour défendre le français, il suffisait d'en faire voir l'excellence. — Lequel des deux langages est le plus grave, le plus gracieux, le plus riche ? — Fausse théorie sur la synonymie. ~~ Comment H« Estienne a faussé une méthode de comparaison bonne en soi ; il ne s'est pas assez rendu compte de l'origine commune des deux langues. — Il veut ramener l'italien au provençal et le provençal au français ; il exagère l'instabilité de la langue italienne pour mieux lui opposer la fixité de la langue française ; son
injustice à l'égard de la critique italienne. — Partie positive de cette troisième thèse : revendication des richesses de la langue. P. 2i2 à 223.
Comparaison de Claude Fauchet, d'Estienne Pasquier et de Henri Estienne ; l'étude de la vieille langue au xvi* siècle. — Fauchet et Pasquier ont largement mis à contribution Tœuvre française d'Estienne ; mais par la méthode ils ont été supérieurs à leur devancier. — Conclusion sur le débat entre partisans et adversaires de la langue et de la littérature française. P. 224 à 231.
Caractère général des recherches grammaticales de H. Estienne. — Son originalité à regard des grammairiens de son temps; place nouvelle qu'il a faite à l'étude de la syntaxe. — Sa méthode de comparaison entre le français et les deux langues classique)». — Ce qu'il doit aux dictionnaires de Robert et de Charles Estienne ; importance de son témoignage sur la langue parlée. — Partie morte de son œuvre : la phonétique ; partie vivante : l'étude des sens et de la prononciation. — Que les recherches grammaticales de Henri Estienne sont conclues par une doctrine sur l'usage de la langue.