‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 528 sur 533 · LE FONDS LATIN · texte numérisé non relu

LE FONDS LATIN

Vue sur les origines. — L'hypothèse du gaulois tient une part très minime dans les théories de H. Estienne. — Il accorde beaucoup plus au roman. — La plupart des mots attribués au gaulois doivent être rendus à la langue des Germains. P. 239 à 240.

Le latin considéré dans les étapes de son histoire et mis en regard de la langue française. — Latin classique : ses relations avec le latin archaïque et la langue populaire ; «< conformité » de la langue de Plante et du français. — L'âge post-classique ; ses limites. — Mots des jurisconsultes romains passés en français. — Les écrivains ecclésiastiques. — Le latin « barbare » ou du moyen âge ; réaction réciproque de ce latin et du français. — Henri Estienne a confondu le latin « barbare » et le latin vulgaire. Il a cependant aperçu rintermédiaire entre le français et la langue littéraire de Rome.

Les latinismes dans le français du xvi* siècle : proscriptions trop sévères de H. Estienne. — Influence de la traduction des Épitres de Cicéron, par Est. Dolet. — Latinismes relevés par Estienne chez J. Du Bellay, ou employés par lui-même. — Qu'il est impossible de dater exactement les mots. — Conclusion sur rhistoire de la formation latine. P. 254 à 261 .

Le développement des sens latins dans le français. — Importance accordée par

II. Ëslienne à la « sémantique »; correctifs nécessaires à sa théorie. — Les trois cas à distinguer : 1<» la permanence du sens latin ; 2<* Taltératioa. (Ce qu'Ëstienne entend par les stbu9 de mots; il a étudié les deux lois de la restriction et de Textension des sens, qui se ramènent, comme les différents tropes, à la métaphore) ; 3^ Idées identiques dans les deux langues sous des termes différents. — La loi de Faction métaphorique dans le passage du latin au français (ou plus généralement du latin au roman). — Monographie d*une famille métaphorique. P. 262 à 274.

Métaphores reprises au latin classique par imitation littéraire. — Exemples tirés de Du Bellay. — D'autres métaphores communes aux deux langues ne sont que de simples rencontres. — Conclusion sur la théorie de H. Estienne.

Page 1