‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 74 sur 533 · SvaUffernna^ cité par Maittaire, p · texte numérisé non relu

SvaUffernna^ cité par Maittaire, p

5. Voyez dans Renouard, A nn., p. 24, la reproduction sur bois de la gravure de Léonard (raultier. Cf. les dilTérents exemplaires du même portrait, gravés par Costcr, d'après L. Gaultier, dans la collection de la Ribl. nationale (Cabinet des Estampes).

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deux, et peut-être aussi pour la postérité, que Casaubon n'ait pas eu le loisir de pénétrer librement dans cette bibliothèque qui renfermait tant d'ouvrages précieux et de travaux restés manuscrits K u II refuse ses livres anciens, comme on dispute Tor au gryphon, et lui n^en fait aucun usage ^ ». L'aflirmation est un peu forte! comme de dire aussi que ce vieillard fâcheux « était retombé en enfance ^ ». Cet entêtement, si Ton veut puéril, mais surtout égoïste ^ n'allait pas jusqu'à Timbécillité.

D'ailleurs Casaubon n'a pas voulu taire le chagrin profond qu'il avait éprouvé de la mort de Henri Estienne. Il a dit sa grande admiration pour cette vie de labeur scientifique ^, et il s'est indigné de l'acharnement déloyal que quelques-uns apportaient à dénigrer cette grande mémoire, « à troubler les mânes de cet homme qui avait tant mérité de la république des lettres ^ ». Joseph Scaliger lui-même, qui fut plus tard parmi les détracteurs de Henri Estienne, déplorait sa mort comme celle « d'un ami » et saluait « l'imprimeur qui était le seul gardien de Thellénisme tout entier^ ». Quant H l'écrivain français il n'en parle pas : il ne comptait pas plus pour lui que pour Casaubon ; tous deux considéraient certai-

1. V. Casàah, epi»L 183, ad J. Scali^çeruiHf et notre appendice sur la bibliothèque de H. F^slienne.

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