‹ Henri Heine, poèteChapitre 110 sur 142 · A Mathilde · texte numérisé non relu

A Mathilde

Hambourg, 23 août 1844.

Ma chère NoQOtte ! je ne veux pas m*iaquîéter, mais je pourrais avoir de tes nouvelles depuis longtemps : j'espère que je reçois aujourd'hui une lettre de toi. Ce silence est impardonnable, car tu sais que quand je perds la tète, je reviens à Paris en toute hâte, sans avoir terminé mes affaires. Écris-moi vite et beaucoup, aussi souvent que possible; je prends des précautions que tes lettres me soient envoyées à Paris, s'il en arrive après mon départ dont je ne peux guère fixer Tépoque, vu que tout dépend des nouvelles que je reçois de toi. Je suis bien triste et tu me manques partout, ma pauvre brebis; enfin, je le vois bien, je ne vis que pour toi; toutes mes pensées sont à Chaillot, n^ iOi ^. Bien des choses à tes amies, principalement à Pauline. que je serai heureux à Paris quand je reverrai sa belle jambe! A Paris! A Paris! que je serai content d'être de retour à Paris. Je t'aime trop.

HRNRl HEINE.

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