Au même
Ci-joint, mon cher Mignet, le livre sur la Prusse et sa déplorable domination. Je vous envoie en même temps deux numéros d*un journal allemand que je vous prie de faire parvenir à M. Cousin; dans l'un de ces numéros *, je l'ai défendu contre les calomnies de mon vertueux ami Leroux, et dans l'autre, je l'ai tant soit peu attaqué, toutefois en disant qu'il est le plus grand philosophe que la France ait produit depuis Descartes. Dans le numéro 36, il est aussi question du beau secrétaire perpétuel de l'Académie et de son beau discours sur Daunou •; veuillez charger le bon M. Stolz de vous donner la traduction de ce passage.
Demain à 6 heures, je pars. Depuis trois jours toute ma pensée est déjà en Allemagne, et je vous avoue qu'elle commence déjà à s'y ennuyer; je serai bientôt de retour. A revoir !
Que les Dieux vous prennent dans leur sainte et digne garde.
HENRI HRINE.
Vendredi 20 octobre [1843] ».