‹ Henri IV, 1553-1610Chapitre 3 sur 30 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Je demeure convaincu que pour apprendre à aimer la vertu, le spectacle de la vertu vaudra toujours mieux que celui du vice, même puni. Je n'ai donné, sur la vie publique ou privée d'Henri IV, que les détails par lesquels elle est exemplaire. J'ai tiré le rideau sur le reste. Il sera toujours assez tôt soulevé.

J'en ai même moins dit sur ce point que le bon archevêque Hardouin de Péréfîxe, dont la sainteté a pu aller sans témérité jusqu'à une limite que je n'ai pas voulu même atteindre, par crainte de la dépasser.

J'ai répondu, il me semble, à toutes les questions que le public honnête, et qui veut être respecté, a le droit de poser à un écrivain qui aspire à son suffrage.

J'espère qu'il m'accordera celui auquel je tiens le plus, en reconnaissant mes efforts pour mettre à sa vraie place et à son vrai jour dans cette histoire un prince qui n'a pas besoin d'être flatté.

Comme homme, il est incontestablement le plus aimable de nos rois.

Comme roi, il est non moins incontestablement, le plus grand.

Mais il n'a été ni le seul bon, ni le seul grand, et Cham-

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