‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 180 sur 181 · Mémoires du duc de La Force, t. Il, p · texte numérisé non relu

Mémoires du duc de La Force, t. Il, p

4. On trouvera la lettre de saint François de Sales, datée du 27 mai 1610, dans la préface des Lettres inédites de Henri IV rûcueillies par le prince Augustin Ga\iUu\*

Ainsi se révélait dans la douleur universelle la grandeur de Tœuvre accomplie par Henri IV, et le sentiment du vide qu'allait causer au monde sa mort inopinée. Il avait assez vécu pour couronner son règne à\\ne gloire impérissable; pas assez pour assurer le plein achèvement de ses entreprises. Pendant quelque temps, l'Europe et la France, encore émues de la vigoureuse impulsion qu'il leur avait donnée, continuèrent à marcher dans ses voies, et Ton put croire que son esprit n'avait pas cessé de les animer. En France, daps ce pays qu'avaient durant tant d'années désolé les factions, Tordre ne fut pas troublé : la noblesse, les villes, le peuple se rangèrent avec une étonnante docilité sous le gouvernement de la régente, et au sein de la prospérité que Henri IV leur avait reconquise , il ne se reconnut d'autre changement a sinon qu'on voyoit les visages d'un chacun baigné de larmes*. y> En Europe, les choses se passèrent d'abord comme l'avait décidé le roi; quoique réduite, l'armée de Châlons ouvrit la campagne. Assiégée par les troupes réunies de la France et des princes, la ville de Juliers ne voulut se rendre qu'aux soldats de Henri IV, et les promesses que le roi avait faites à la reUgion catholique y furent strictement observées ^.

i. Mémoires àe Pontchartraîn, p. 300.

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