‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 20 sur 181 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

On s'est beaucoup occupé depuis quelques années du règne de Henri IV, et la gloire de ce prince, en tout temps populaire, n'a jamais été peut-être plus universellement reconnue ni plus sérieusement constatée qu'à notre époque. L'histoire l'a plus servi que n'avait fait la légende : sans oublier le charme de l'homme, elle a mieux distingué les qualités du souverain : à côté du bon roi, elle a montré le grand loi.

l)(» tous les écrivains qui ont placé sous ce nouveau jour la mémoire de Henri IV, le premier a été sans cuntiedit Henri IV lui-même. Nul panégyrique ne l'a ]»'»né plus haut que ses Lettres missives^ et Ton ne saurait assez applaudir à l'inspiration du ministre ' o .1 ordonna en 1813 la publication de ce recueil, où le génie n'éclate pas moins dans la vi-

* M. Villoniaiii. alors luiiiislro d(i riustructiou ])iil)li({ne. — Fkx'i"ilfis i-tires mhsfres de Henri IV, publié par M. l>''i'j:«.M" «le Xivroy, inL'.rnl)ro de ITiistiluL X ce recueil il couvienl d'aj'jiilcr la précicMisi» collocliun qu'a l'ait paraître le [H-incc AuLMistiu G.'ilitziii, sous ce titre : Lettres inédites de Henri I V- Paris, Tec/wiwr, 1860.

LVin PRÉFACE.

vacité originale du style que dans les ressources incoinparables de la politique. D'autres écrits se sont br.eniôt succédé : M. le comte de Camé, dans une étude qui inaugurait en quoique sorte les travaux de critique historique sur cette époque, M. Henri Martin, dans son Histoire de France^ M. Poii'son, dans un ouvr.ige désormais indispensable pour la connaissance dos réformes de Henri lY, M, Guizot, dans quelques pages admirables consacrées au portrait du roi et à la peinture du règne, M. Villemain, dans un éloquent et lumineux jugement rendu à propos de l'ouvrage même de M. Poirson, ont mis tour à tour en relief la gloire du premier des Bourbons,

On se demandera peut-être s'il y a quelque chose à ajouter à de telles œuvres. Nous n'essayerons pas ici do répondre à cette question : c'est au lecteur à prononcer, et ce que nous pourrions alléguer pour lui prouver que tout n'a pas été dit serait de peu de conséquence, si le livre que nous lui offrons devait nous démentir. Nous tenons seulement à marquer le caractère et les limites de cet écrit. Ce que nous avons voulu envisager dans le règne de Henri IV, c^^&t uniquement sa politique. Nous n'en avons point oublié les autres parties ; mais en les étudiant attentivement pour notre propre compte, nous n'en avons fait entrer dans notre récit que ce qui nous a paru nécessaire pour l'éclairer ou le compléter. Sans négliger aucun des ouvrages publiés de nos jours, nous nous sommes attaché, afin de mieux comprendre les sentiments de cette époque et la mission de Henri IV, aux documentt " aux mémoires con-

îdites ou peu coimues, priiicipai'-m-nt en r- •:';: iche les matières religÎPiiso.^ et \os afi'.iiivs tti v .res. Nous avons pris soin d'inài4aei «laiis le coui^ Tolume les sources auxquelle? nou= avons pui?L' ; us croyons pouvoir nous rendre la justice <le n'avoir lift aucune assertion qui ne se trouve appuyée sur 3 textes authentiques.

Xous devons des remercîments tout particuliers à Berger de Xivrey qui, après avoir bien voulu nous nmuuiquer le septième volume du recueii df:S itres missives avant sa publication, nous a facilité « une parfaite obligeance la recherche des maîcrits relatifs à notre sujet. Et, puisque nous pars de reconnaissance, nous nous faisons un hon« ir et un devoir d'inscrire en tète de ce premier iraige le nom de Thomme éminent et à jamais Tettable qui en avait encouragé les commence- Qts, et dont les fortes leçons nous ont initié aux des historiques, le nom de M. Charles Lenormant,

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