‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 27 sur 181 · LXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXVI INTRODUCTION

de retenir les derniers restes de leurs projets, la tion se repliait en elle-même et mêlait dans des : tions mutuelles les meilleurs esprits des deux ps Une seule pensée les réunissait : il n'y avait plus q danger, l'Espagne, et pour le conjurer, qu'une source, l'abjuration de Henri IV. C'est la convi< qui domine après deux siècles : quand on revien cette histoire dont le temps n'a pas détruit l'émo on appelle ce grand acte qui devait sauver la Fra et comme alors tous les yeux, toutes les espc ces se portent vers ces conférences de Saint-Den il se préparait. Ainsi tant de prétentions contr n'avaient fait qu'irriter les désirs de ce peuple aj de voir un roi, et que révéler davantage l'impuiss de lui en créer un qui ne fût pas le roi légitime, l taire impuissance! Décisive influence de ce prie héréditaire si profondément imprimé au cœuj notre histoire, et qui respire en cette fière maxime i conteinporain : «Les vrays François ont toujour en mépris cette forme d'eslire les roys, qui les i maîtres et valets tout ensemble*. » Cette fois enc la France trouvait son salut contre l'Espagne, coi elle l'avait trouvé deux siècles auparavant contre 1 gleterre, comme elle devait le trouver deux siècles tard contre l'Europe coalisée, dans la monarchie.

!• Palma Cayet.

i LIGUE ET HENIti IV.

guelfe monarchie, qui pouvait mieux la représenler \ue Henri IV? Qael prestige le caractère de ce prince l'ajoutait-il pas à sa naisssDce? Destiné, parlescroyanesde sa mère, à se mêler aux luttes religieuses, et par tu rang à les diriger, il se trouve tout à coup engagé bns^Ia guerre. Il envisage d'abord sa conditiou avec iidifférence, faisant aux nécessités du temps des cou- BEsions qu'il pourra regretter un jour, et ne retirant les excès des partis que le désir d'y mettre fin. Dès que Is querelle l'intéresse plus direcleraenl, il se montre ; e voilà tel qu'il sera toujours! D'une bravoure qu'il pmmunique aux siens et qui devient l'Ame de son innée, généreux, aguerri, aussi ardent au combat [uedoux après la vicloire, entouré d'une popularité [Ui court au-devant de lui, mêlant à l'iulrépidité tlu téros la finesse du politique et l'autorité du roi, plein L'attrait pour gagner les hommes et d'habileté pour les [ouTeraer, le voilai Le rayon de Dieu resplendit sur lefroot « fait esprès pour la couronne de France' ! a

I. • La Ifile de ce pi-incfi, disait Sixie-Qaint, etl feito esprÈa jnur la couronne de France. « Vie de Sixte- Quint, par Gi'tgo- Lotij t. X.

IXKVIII iHTRODUCTIOM.

Ce qui manque aira ligueurs, ce a'egtpasaj ruoité, c'est la coDstaoce dans les projeta. I tentions sont mobiles comme leurs succès, um le.: élève, un revers les abat, et l'appui de 1 est toujours au fond. Du reste, nul plan politique, de aspirations confuses vers des fins opposées, et ravenil livré tout entier aux hasards du liiomphe. Henri ly au contraire, sait ce qu'il veut, la royauté. Laiii dl laisser son entreprise se perdre dans l'iDcertitude d'un ambition personnelle, il s'attache à lui donner, dà l'abord, la rigueur immuable d'un principe. Roi di Navarre, il unit sa cause à celle du roi de France; i se rapproche d'autant plus du trône qu'il voit monte la hardiesse des ligueurs, et, prodiguant au roi se assurances de âdéhté', rappelant sans cesse le litr qui fait de lui le premier de ses sujets, il respecte dan Henri m le droit qu'il doit lui-même exercer. Le jou où le conseil de la Ligue (4 mars 1589) nommait m chef qui a feist estât de roy, en atteoilant les États, ^ Henri écrit aux États pour les convier à la paix et i-asi sembler dans uue obéissance commune au roi U royaume tout entier. « j'appelleray Dieu, dit-il, daaa celte admirable lettre, Dieu tesraoing de mes actiom passées à mon aide pour celles de l'avenir; et, vrai serviteur de mon roy, vray François, digne de l'hooi

1 . Recueil det Lettres mistivet de Eenn IP, p gec de Xivrey, t. Ij p. 294-297; t. Il, p

LA uOTi ter lUAi iT« uaix

fM j*al d*e8lre promier prinee de oe rojaulme,

toal ]0 monda en auroit loiquré la ruToe, je

devant Dieu et les hommep, qù^au hasard de

wa j'eeeajeray tout seul de Fenipesdier ^ »

riTilirtaiit, il sVtlumr de eaboer les haines religieu-

i gaide dans hi fim de la hitts une impartialité

les peuples et snseile tae munmnes de ses

ireepareen stts à entretenir la paix ; ap*-

laa édita, réprimimt les eieès des huguenots,

à feetrettdre eeuk de leurs privilèges qui eon*

irordrepublie^yOnnwtàtcMiSyiquelle que soit

croyénee, l'entrée^ des eonsefls provindaui, re»

d'atanee pisr sa pronieise de se faire in-

D're Tunion nécessaire du eatbolicisme et de la

'lejaaté, et demandant pour sa conversion une liberté

fâ b garantisse :

c Que diroientde moy les plus affectioDuez à la reUgioo catholique, dit-il encore aux États, si, après avoir reçu jusqu'à trente ans d^une sorte, ils me Toyoient subitement changer ma religion, soubs Tesperance

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