LX LIGUE ET HENRI IV. LXXIII
^èneuTs, qui font peut-être de lui l'esprit politique à sa maison, et qu'employèrent utilement Henri IV fiUmîsXIlI, ce prince se trouva engagé, par une arte de fatalité à la fois irrésistible et volontaire, dans le querelle où ses qualités tournaient souvent en défats et demeuraient stériles. D'une prudence cfiii induait à Virrésolution et s'alliait mal avec la rapidité k l'action, il parait, dès le principe, incertain de sa ■arche ; il écoute tour à tour les conseils de Jeannin fid l'engage à soutenir le trône, et les emportements de son frère qui l'anime contre llenri III ^ Devenu def de la ligue par la mort du Balafré, il hésite, donne ks gages à tous les partis et ne satisfait personne : il le défie des Espagnols, et il cède à leurs exigences; il léprime courageusement les fureurs des Seize, et il approuve leurs projets insensés^; il tente a d'esbaii- (her la paix avec le Béarnais, » et, au moment où ce- Ici-ci, par son abjuration, lui en ouvre l'occasion, au Œoment où ses amis, Villeroy, la Châtre, Vitry, .se rallient à la royauté, oii, comme dit Villars : (( la Ligue tst de crier : Vive le roi! » où le président Jeannin,
J. Lise. apoL du président Jeannin. Éd. Bncbon, p. 7o2« 2. Quelques fanatiques ayant juré de ne jamais reconnaîtra iï roi, quand môme il se ferait catholique, « ains de s'opposer •ie fait et de force à ceux qui le vouldroient entreprendre (Les- "iile-, J9 Mayenne dit : « Tout ce qu'ils y ont arresté est selon ^'On intention, » R. de Bouille, Hist. des ducs de Guisep t. IV, 1. 123.
rrshorte & Vtmk ée riip^De, c'est i y'BwimwHM*; 9 rieSme toa secoMI ^ h paoR ri 9 fart ^ victoin Doave
Ia itgmÊ raflilH daoft soa histoire tes vidssituâi A» k ■ùsen de Gùe. Née de FeDtmiuement h pMn, amme k supr^ne effort de^ croyaoces mei cées, elle kkge peu i peu s'obâcurcir cette inspiratioi et après des lutlee héroïques mêlées de revers et crimes, elle se tridne aux deniiers jour^, misérablf ment ballottée entre les Dieuées étrangèreâ, les fureiul des îaualiques, les ambitioDà opposées des chefs et le lassitudes des peuples trompes. Les Étals de 1593 sei blèrent tme tentative de la nation poui- lessaisir sa berté et retrouver le sens de sa mission. Quel que fi! le vice de leur origine, quelle qu'ait pu être la corrup tion d'une partie de leurs membres, ils surent moiuB découcerler de leurs lenteurs l'ambition de VEi t)agne,el,en signalant le péril qui tntnaçaitla Franc* priparur à la luUe une issue nationale. I . », ,1,1 kmûu-, ih^ioù-c <r.s dH,, d. tiHfe, 1. IV, 11, lït, 201
LX LlGtitt BT flVMBI SV.
I èMeâdB de "Phâippe It â*éteiênt déclarés. A traite gtatirras tel)^UBe&, 1^ tliftit aa irftoe. Quatre ïteiraitèla 6e8 ptétentioiU ^éiwiA leé États, quailttfitalsleô ir^ti8skent;6tè6fbt4uséinde nseuiblfe quTiin étè^, jtusqpe-li ardent li- ^lt entendre tmé protestatiofi contre les ènva- Ils de rëtr&ûger'. « ÏM pofitiqdes avaient bon tTècria Aose, éféqtie dé SenliSi et aviuent bien^ quand ilâ 4i^^t Qtie dies les Espagnols il y de Pambition inèléè à la r^igîon. Nous nous gôuteiit GOUirrottôés è& ùhàire, mes compati mi^ yùnt n^ittldo^ ayâit tien autre que le sMe âb la refigioii : je reconnais aujourque nous nous sommes trompés. Le royaume 'k Ihmce B*est conservé douze cents ans sous la do- ■imion des rois, selon la loi sâlique et coutume du ttjamne. Si Ton rompait cette loi et que par élection m nomm&t une fille, elle pourrait se marier avec un iniee étranger : avec le temps, ce prince changerait hiknsdu royaume, et le royaume lui-même courrait ttqae d*étre dissipé ^ i>
Dès lors le dénoûment était marqué. Les manœuvrer» k FEspagne servaient à démêler les intentions, et «a regard des exaltés qui, avec les Seize, se faisaient e» complices, en regard des princes qui s'efforçaient
I. Chalambeit, Histoire de là Lûjue, t. Il, p, 220. — Poirson, teiVc de Henri IV, 1. 1, p. 184.