novembre 1007. Lettres missives^ t. VU, p
tES ORDRER HELIGIBUX. «T
Kfi\ au général de l'ordre, qiie je ne l'ettlbtaBse et meUc CQ aclVon , de parcillo afTection giie celle que çwilavoVr un prince très chrestien à la pvon>g&1ion de h gloire de Dieu et de mu Ëglige très sailUte, et ua bon roy a premouvoir le bien pour la cooaoUtloil de ses «ubjccis, à Vadvancemetit desquels deUX Je refiogoftis que YOlre compagoie est très utile '. »
Cette pi-olection , plus marquée pour In jéeiliteB, Bcori IV l'élenilait à toutes les congrég*tioi» relilieuses. Il ne lui suffisait pas de les laisser se répaodre lopabt : il les encourageait, il eâtrait daits leurs affidres pour les concilier, il était à la fois leUf appui et lenr arbitre ^. A sa Voix ou sous ses auspiiles, des fé- (ormes s'opèrent, des ordres nouveaux s'élèvent : les Femllants, les Capucins, les Récollets, les frères de fcÏDt-Jean de Dieu, les Carmélites, s'établissent en Traace; l'abbé de Bérulle se prépare à fonder l'Oratoire, el Baint Vincent de Paul, déjà d^tingué par le ni, n paraltn.
C'eit duu ces oirconslanâes, c'est en présence de cette œuvre de restauration encore à son début et pourtant si grande, que Henri FV, fixant par un acte M^eanel la gloire de son royaume et de sa maison dans la foi catliolique, écrivait au Souverain Pontife :
I. An général des Jésuites, 10 aTcil 1608. lettres missivM, l.VU,p. 14.
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LES AFFAIBEi RELIGIEI!
« Très saincl Père, comme nous nous remetloiK mémoire les grâces et bénédictions singulières (|u'il a pieu à Dieu nous despartir et lesquelles sa divine bonté ' eslend encore journellement sur nous pour le hien de noslre royaulme, nous ne pouvons que nous n'en altribuions les eifecls aux mérites et intercession des tiaincts, mais encore pareillement à celle du bienheureux sainct Louis, de la race duquel nous avons pris iiostre royale extraction, ce qui nous avait meu à désirer que nostre très cher fils le Daulphin fusl héritier de son uom, avec espérance qu'il le pourra aussy estre quelque jour de ses vertus et de son sceptre. Et comme nous recognoissons la dévotion de noslre peuple estre merveilleusement grande envers le dict sainct Louis, pour luy conforter dorénavant davantage, nous avons estimé faire chose agréable à Dieu et à Voslre Saincteté de la prier et requérir, comme nous faisons très affectueusement, d'ordonner par bulle expresse que la feste du dict sainct Louis soit à l'advenir de commandement en nostre royaulme et aultres seigneuries de notre obéissance, et que pour toute la chrétienté l'office dudit jour soit double ; asseurant àVostre Saincteté que nos sujets, portez d'une singulière dévotion envers le Sainct Siège et très affectionnez à Votre Saïnclelé, lui eu rendront toute recognoissance par les prières ipi'ils espandront pour la conservation d'icelle ; l^jultre le ressentiment que nqjmurûij^^^imJ
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tuvre, ainsi iiue vous le dira plus amplement !e f d'AlIiocourl, Dotre ainbassiideur, sur lequel dous emellans, uous prions Dieu, trèssainctPère,qu'icelte Fostre dicle Sainteté, il veuille maintenir et préserver ionguemeiit et heureusement au bon régime et gouvernement de nostre mère saîncle Église. — Voslre flevotflls : HE.\fiT'. n
Lorsqu'on se reporte à quelques années en arrière, lorsqu'on se rappelle tant de déchirements, tant de guerres, tant de désordres, et que l'on envisage cette paix rétablie, celte ardeur de réformes, tout ce travail d'une terre qui prépare un grand siècle, ou est saisi d'une vive admiration. En quel pays les haines religieuses s'élaienl-e!les montrées [ilus terribles? En quel psys la tolérance était-elle mieux respectée, l'Eglise plus florissante ? Quel prince avait rencontré plus de difficultés? Quel prince eut sur ses sujets plus d'emçire? Contre lui s'étaient levées les préventions des catholiques et des huguenots. U avait vu, parmi les puissances étrangères, les unes se défier de son abjuration, les autres ia lui reprocher; il voyait les États protestanls compromettre de leurs rigueurs ses efforts pour la tolérance, les exagérations de l'Espagne compromettre son zèle pour la religion ealholiquo. Cepen-
!si'w.si. Vir, 1^ .liiy.
tknt, ferme au sein de ces contradictions, gardant ciMte intrépidité calme qui avait paru à Ivry et devant Amiens, il ne se décourageait pas, et trouvait son Uîomphe dans son œuvre même.
Heureux furent les catholiques qui, dans les pays oi ils étaient en minorité , purent invoquer Tédit de Nantes! Un de ceux qui, parmi les contemporaiûSi condamnèrent le plus vivement cette mesure en écri ces mots : <t Peu à peu raulhorité dû roy Ta (l'édit d Nantes) fait recevoir partout, à la honte et confusion d< cet Estât; et tout ce qui en est provenu de bon fut qu par ce même edict la liberté fut rendue à une infinit de catholiques, qui estoient opprimez par la violenc de ceulx de la religion aux Ueux où ils estoient demeu réslesmaistres, comme en Béarn, Guienne, Dauphiné Languedoc et autres lieux ^ » En vérité, serions-nou tenté de dire au candide narrateur, vous reconnaisse de tels résultats, et vous vous élevez contre la loi qi les a produits I Yoilà un édit qui rend à des catholique leur liberté, qui fait rouvrir plus de trois cents églises qui permet d'envoyer en Béarn des missionnaires c d*y établir un collège de jésuites, et vous le déplorez Mais regardez donc autour de vous : voyez les calhc Uques persécutés comme des rebelles dans les paj qa ont formés leurs croyances , et demandez-leur c
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