‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 48 sur 181 · ABCHIE APRÈS LA LIGUE · texte numérisé non relu

ABCHIE APRÈS LA LIGUE

Tflige, considérant l'instabilité îles lOmaines et me représentant rorabien sont et soudains les accidens auxquels dles sont ', qui à peine se laissent prévoir, tant s'en l'ils se puissent prévenir : car que sevoil-ce si, je mo i-econnois mortel à toute heure, Dieu m'appelloit maintenant à lui? Le succès de toutes ces ftUentes ne s'évanouiroit-il pas au ra^me instant, et les is qui renaitroient ne se (rouveroient-ils pas inds que ceux dont nous venons de sortir? Je RYoii' donné assés de subjet3 à tout le monde ifi croire que je reddoute fort peu la mort, laquelle, au contraire, je pourrois eslre blâmé d'avoir hazardeusement recherchée aux occasions de la guerre, et, quand je i'aurois redoutée pourle passé, je ne le devroîs plus, ayant désormais assés vescu pour ma gloire et selon le plus ordinaire couis de la nature. liais sy vous confesserois-je que l'amour que je porto è ûe royaume me la fait maintenant appréhender par les raîsons que j'ay dit '. »

Il parlait ainsi en 1598. Cette patriotique sollicitude, cette anxiété, non sur lui-même , mais sur son royaume, le poussent impétueusement au soin de le relever. Tout tend au bien public : a Je n'y perds une seulle

i. Discours tenu en un conseil particulier, rapporté dans une Jettre de Deoornac, abM de Villeloiog, au cardinal de Givry, 1S98, Mss,, collection Fonlanieu, noTler. 444.

LE GOrVERNEMENT.

L rit-ii au duc de Luxembourg ^ . Cest par là - ui que kl royauté grandisse et se montre. Cette . lu aiomeut effacée, il veut qu*eUe soit en Yue. . -iuc, de quelque c6té que regardent les peu- > id rtirouvent toujours, toute en action pour ' duuraut les finance, protégeant la religioD, ib la loleriuice, rendant à Tagriculture, au corn- , ai\ lettres, aux arts, leur sécurité et leur élan, s^dtiiit kl justice dans son autorité, les corpora* lau» leur indépendance, sans relâche occupée .-ujcts, méditant, travaillant, luttant pour eui, i, uou pour absorber leur activité dans son vt, tuais pour l'encourager, « pour que son .j loui* pi'ofite à tous, » pour que tous l'imitent iciieut ù l'œuvre après elle. Il les appelle à son Vu ut les guider et non les asservir, les sauver . . k non pas seul : mais il faut qu'il soit le pre- V .juarlier, disait-il à ses compagnons d'armes uiuui' de lui, à quartier; ne m'offusquez pas, ...aîuc. » C'est toujours le vainqueur d'Ivi7. % .lui uue armée de ces bandes indociles, il .. . : . v,j^ classes dispersées une nation, et, les .^c a^uvre commune, il arbore devant w uvutrer le but et rallier leurs efforts

.^ A i-Mi/ïYfs (le Henri JF, recueillies par

, LA HOSABCniF: APRÈS LA F.liiUE. SI

Ainsi se révèle le vrai caractère du gouvernement de Henri IV. On a raison quand on attribue à ce prince le dessein de restituer à la royauté sa puissance; mais cette puissance, il s'agit de voir où il la cherchait. Ce qu'il poursuit au deliors pour la France, il le revendique au dedans pour la royauté. Ni oppression au dedans, ni conquête au dehors '; pour la royauté pour la France, la domination par l'influence.

.parce qu'il veut rendre la force à son autorité qu'il Tditlaviolencejc'estparcequ'illa veut respectée

:ne la veut pas despotique. Ne se déliant pas des bis, suivant le mot du cardinal de Retz, parce qu'il se Se en lui, estimant, d'une part, comme il le disait lui-même, « que la première loi d'un souverain est de les observer toutes, » et, d'autre part, « que pour bien régner il ne faut point user de tout koo pouvoir, a il se tient dans la modération par habileté comme par «iiiilé. Il entend mettre fin aux factions particulières ^[divisent les villes; il entend « désaccoutumer ses snbjecls de se faire raison * » et les former à chercher cette taisou aux pieds du trône, mais c'est pour qu'elle y soit en effet et qu'ils l'y trouvent. Aussi,

f . Non p.is qu'il ne voulût ranser sous les lois de la France tout ce que ses iimifea nalurelles lui aUribuaienl; roaia ceUe pnStenlion légitime n'avait duI rapport avec l'esprit de coaquËte, tel que L'entendait la maison d'Autriclie.

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