Lettres missives, t. V, p
quand ses intentions sont méconnues, quand il voit son autorité compromise par les imprudences de ses officiers, quelles ne sont pas ses inquiétudes |. « Je vous avois recommandé, écrit-il au duo d'Éper* non, que la passion ne vous fist rien haster. K coite heure, on verra que tout ce que je feray ne sera qu'exécuter vos vengeances, qui est l* impression d^ monde que je crains le plus qui entre dans le cceur 4$ mes subjects que je me gouverne par auUre chose giie par la raison *, n
Il serait difficile d'ailleurs de définir le règne inté* rieur de Henri lY. Sa politique religieuse peut se. résumer en certains actes : Tédit de Nantes, par. exemple, et le rappel des jésuites. Il n*en est point ainsi de sa politique civile. En ce qui touche aux con^ ditions générales du gouvernement, Henri IV n'a ri^n détruit ni rien fondé. Il prit la nation telle qu'elle, s'offrait à lui, avec ses privilèges, ses franchises, set institutions. Il s'attacha à dégager ces institutions des abus qu'avait amassés la guerre, et à y mettre l'ordre. Il ne tenta point de les renverser. Sa pensée ne fut paa^ comme on l'a prétendu, d'élever sur les ruints des pouvoirs ncHmicipaux et provinciaux le régime absolu, mais plutôt de tourner ces pouvoirs vers la royauté et de les amener librement à s'inspirer de ses vues. Sou*