‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 75 sur 181 · Ee. royales, t. Vlll, p · texte numérisé non relu

Ee. royales, t. Vlll, p

2. Lettres missives, t. VI, p. 20!i. Harangua d à Paris. (fiOi.

lonoée I

pénétré des maux qu'il lui voit souffrir I a Enfin, si nous n'avons aulcune compassion du peuple, il faudra qu'il succombe, et que nous périssions tous avec luy *. m Comme il s'indigne contre ceux qui a se sont tant oubliés que de s'être voulu enrichir de la substance de son peuple ^ I y> La veille de sa mort, apprenant que les gens de guerre ont pillé quelques maisons de pay*? sans, il est tout hors de lui : ce Partez en diligence, dit*il aux capitaines restés à Paris; donnez-y ordre; vous m'en répondrez, Quoil si on ruine mon peuple, qui me nourrira? qui soutiendra les charges de l'Etat? qui payera vos pensions ^? » Voilà pour ce fonds d'équité blessée qui respire derrière sa compassion.

D'un autre côté, ce peuple, si redoutable dans ses révoltes, si ferme dans ses croyances, Henri IV veut l'attacher à la royauté , et , par là même , à la société qu'elle dirige. De là ces mots énergiques : « S'en prendre à mon peuple , c'est s'en prendre à moi *. » De là tant de mesures qui les justifient : la déclaration du 16 mars 1595, qui soustrait à l'atteinte des créanciers les instruments de travail du laboureur; la déclaration du 24 février 1597, qui met un terme au pillage des gens de guerre ; l'ordonnance

i . Lettres missives^ t. lY^ p. 946. Au connétable de Montmo* rency.

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