‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 77 sur 181 · lettres missives, t. IV, p. :m · texte numérisé non relu

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4. Anciennes lois françaises, t. XV. — Jlistoire du Franee de H. Henri Martin, t. X, p. 457,

sir constamment exprimé par le roi de les développer. Lorsqu'il allait dans les campagnes, il interrogeait les paysans; il s'enquérait de leurs besoins, il écoutait leurs plaintes* ; et cette préoccupation affectueuse lui gagnait les cœurs autant que le faisaient ses réformes. De grandes souffrances restaient u adoucir, de grands abus à détruire. On savait que le roi y portait toutes ses pensées. En 1602 , il avait révoqué Tédit de la Pancarte; il préparait de même le moment où il lui serait possible d'abolir la taille ; il combinait à l'avance les moyens de substituer à l'odieuse gabelle la vente équitable et libre du sel ^. Il veillait , en attendant qu'il les pût retirer, à ce que les impôts fussent mieux distribués. Il avait établi qu'il ne serait rien exigé du peuple sans une ordonnance en forme, et il invitait ses trésoriers à «répartir les tailles avec équité, balançant la pauvreté des lins avec la commodité des autres *. » Sully renouvelait ces instructions : il réprimandait , au nom de Henri IV, les commissaires, ces « larroneaux, ces voleurs, ï) si fortement dénoncés par le président Groulard, et leur enjoignait te de regarder à soulager les sujets du roy autant que possible*. »

i . Péréfixe, Paroles mémorables de Henri le Grand, — Mathieu, Histoire de Henri IV, p. 832.

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