PREFACE XV
dans son intimité ; qui avons tant de fois entendu les confidences de son zèle, de sa piété, de son amour pour l'Église, de son inviolable attachement à Rome et au Siège apostolique, de sa tendresse vraiment filiale pour l'auguste vieillard en qui, tout jeunes prêtres, nous allions souvent saluer avec la plus religieuse et la plus sincère émotion, le successeur de Pierre et le vicaire même de Jésus-Christ1; nous qui nous rappelons en même temps de quelle jalouse et délicate affection il aimait tout ce qu'il y a de grand et de bon parmi les hommes, la patrie, la justice, la liberté, l'honneur; quelle indignation et quel mépris lui inspiraient les attentats de la force ou les ruses hypocrites de l'oppression se cachant sous le masque du droit, nous ne pouvons pas ne pas regretter amèrement cet intelligent et vaillant frère d'armes, à l'heure où, dans la liberté de l'Église, nous avons à défendre la liberté de tous nos concitoyens.
1 Voir en particulier ses lettres datées de Rome