‹ Henri Regnault; sa vie et son œuvreChapitre 9 sur 11 · IÔ · texte numérisé non relu

IÔ

Sentinelle pendant la révolution ; effet de nuit (Madrid).

Esquisse.

Etude de Gitane.

Intérieur d’une cour, à Madrid.

Dessin à la plume.

Intérieur d'une habitation de Gitanos (Espagne).

Esquisse à la plume.

Environs de Madrid.

Dessin à la plume.

Petit guitariste espagnol.

Le même qu’en l’ébauche peinte du n° 46.

Route montant à Avila.

Esquisse à la plume.

Avec indications écrites à la plume.

Avila (Espagne).

Croquis à la plume.

Avec indications écrites , pour un tableau où devaient figurer un homme assasiné, indiqué à la gauche du dessin, et un assassin qui fuit derrière un mur.

Intérieur d'une posada espagnole pendant la révolution.

Esquisse.

Cette posada est sans doute Tun de ces cabarets de la calle de Toledo, dont parle le peintre dans ses lettres.

TEIPÇTU'UES

Judith et Holopherne.

Envoi de 3e année.

Nous ne pouvons donner ici ni la dimension ni la description précise de ce tableau, que nous n’avons pas sous les yeux. Nous comptons d’ailleurs compléter plus tard ce catalogue.

L’exposition de l’Ecole des Beaux-Arts est en effet bien loin de présenter l’œuvre entière du jeune peintre. Nous ne parlons pas des études si nombreuses perdues pendant la guerre, M. Régnault père n’ayant pas eu le temps de les emporter de la manufacture de Sèvres, où elles étaient réunies, avant l’arrivée des Prussiens 1 ; nous ne voulons

i. Une perte très-grande aussi fut, à cette époque, celle de plus de six cents clichés de photographies, qui reproduisaient presque toute l’œuvre du jeune peintre, et qui furent entièrement brisés par le bombardement de la manufacture. Dans cette horrible guerre, ce n’est donc pas le peintre seul, mais encore une partie de son œuvre, qui a violemment et brutalement péri.

parler que des études ou des œuvres finies qui subsistent. Or il manque déjà, à cette exposition, trois tableaux d’une grande importance, cette Judith , dont le conseil municipal de Marseille n’a pas autorisé l’envoi, l’ Automè don , qui est en Amérique, et un tableau très-remarquable, parait-il, peint à Tanger dans la dernière année, et qui, adressé à M. d’Epinay, fut volé dès son arrivée à Marseille : il représentait un Nain d} Afrique } tenant en laisse deux lévriers du désert.

Nous savons de plus que quelques possesseurs se sont refusés, comme la ville de Marseille, à prêter pour l’Exposition ce qu’ils avaient entre les mains, que M. Régnault père a encore chez lui un grand nombre d’études, et que beaucoup enfin sont dispersées sur tout l’itinéraire des voyages faits par l’artiste.

C’est après avoir terminé la Judith que Régnault repartit de Rome pour l’Espagne, où il arriva dans les premiers jours du mois d’août. Il se rendit de là directement à Grenade.

Arrivée du maréchal Prim devant Madrid, le 8 octobre 1868, avec l’armée révolutionnaire espagnole.

Prim à cheval arrive de la gauche du cadre vers la droite, se présentant de trois quarts. Il vient de gravir une pente. Tête nue, quelques cheveux soulevés par le vent ou collés sur le front, figure pâle, barbe noire, mais courte. Des deux mains, il tient

les rênes et arrête droit son cheval, fumant comme après une longue course, et qui mâche son frein d’or, blanchi d’écume. Le cheval est un andalous noir, à grande crinière. « Le costume du général est fort simple : tunique bleu noir, culotte et gilet de même, bottes noires, ceinture rouge et un galon d’or au parement des manches. Une ligne de montagnes à la hauteur du poitrail du cheval ; le reste du poitrail, le corps et la tête du général se détachent sur un ciel gris avec une trouée claire qui fait s’enlever en vigueur tout le côté de l’ombre. Rênes du cheval rouges avec broderies d’or. Derrière lui, sur un plan plus éloigné, montent des Catalans armés, des paysans et des drapeaux1. » Dans l’éclaircie du ciel flottent des drapeaux rouge et or. Parmi les officiers à cheval qui dominent la foule, on distingue à la gauche du tableau la figure du général Milanez del Bosck, gouverneur de Madrid après la Révolution.

Quelques parties du fond rappellent les fonds légers de Velasquez dans le tableau des Lances .

Ce tableau, exposé en 1869, est aujourd’hui la propriété du musée du Luxembourg. M. Régnault père, malgré des offres très-belles qui lui étaient faites, l’a vendu 12,000 francs à l’État, en même temps que Y Exécution sans jugement . vendue 4,000 fr. Il a voulu que Paris, où son fils était né, gardât, en souvenir du jeune peintre, mort pour sa défense, ces deux œuvres importantes.

Lettre du peintre.

Le général Milanez del Bosck, commandant de la Nouvelle-Castille.

Ebauche.

Le général est assis sur une table, les jambes pendantes. Bottes noires, costume de général, noir, trèssimple. Une plaque de décoration sur la redingote. Les mains ne sont qu’indiquées.

Ce tableau appartient à Mme la duchesse de Castiglione - Colonna.

H., 001,82. L., om,64. — (C. 35.)

Portrait de Mme la comtesse de B...

Sur un fond de tapisserie à armoiries du XVIIIe siècle, Mme la comtesse de B..., en costume moderne de dame espagnole : mantille noire, éventail noir à la main, une rose dans les cheveux; bas à coins roses et souliers de satin rose à bouffettes. A la droite du tableau, un pouf de soie Louis XV, sur lequel traîne un voile blanc. Sur la tapisserie, on distingue un berger Watteau qui est à genoux, et au-dessus deux perroquets sur une branche d’arbre.

Signé.

Exposé au salon de 1869.

Appartient à M. de B.

H., 0^58. L., om,43- — Madrid, 1869. — (C. 45.)

Toréador.

Ebauche.

Espagnol, avec une veste de velours vert, une large ceinture rouge, un pantalon de velours noir. Il tient une navaja de la main droite et s’apprête à frapper. Le bras gauche, indiqué seulement, se protège sans doute, comme en ces duels au couteau si fréquents en Espagne, d’un vêtement enroulé. Un trait dans l’ébauche et le port du buste en arrière paraissent annoncer ce mouvement.

Alhambra de Grenade. Entrée de la salle des Deux-Sœurs.

Grandes portes, en bois sculpté, à doubles battants superposés, qui devaient figurer dans le tableau du Roi maure ; dont le peintre, dans une de ses lettres (voir page 88), a donné la description. Le fond de cette ébauche se revoit au tableau de l 'Exécuteur.

Alhambra de Grenade, salle des bains.

Ébauche.

H., oni,68. L., o,n,48. — 1869. — (C. 54.)

Alhambra de Grenade. Salle des Deux-Sœurs.

Ebauche.

Hautes bordures de faïences, à mosaïques de tons

verts, noirs et marrons. Le parquet, au premier plan, en faïences aussi. Mirador, au milieu du tableau. Au-dessous, porte à arcade, et plus loin une seconde porte qui s’ouvre sur la cour des Lions. Plafonds à stalactites. Deux fenêtres en haut, avec échappée sur le ciel bleu.

H., i-V3- L., onV7i. - (C. 58.)

Colonnade du Patio des lions, à l’Alhambra de Grenade.

Ébauche.

Appartient à Mlle G. B...

Alhambra de Grenade (salle des bains).

Ebauche.

H., om,68. L., o'», 48. — (C. 54.)

céQUc4%ELLES

Bains des femmes à L Alhambra de Grenade.

Ebauche.

Etude de faïences.

H., o'"728. L., on,,23. — (G. 91.)

Alhambra de Grenade; entrée de la salle des Deux-Sœurs.

Ebauche presque finie.

Sur le premier plan, cinq colonnes.

Salle des Abencerrages avec la cour des Lions (Alhambra de Grenade.)

Ebauche presque finie.

Les lions sont éclairés de reflets roses. Tons de

chair rose sur les murailles dentelées des arcades du fond.

Bordures de faïences.

Une rigole au fnilieu.

H., om,4i. L., o1», 31. — (C. 92.)

Alhambra de Grenade; Patio des lions.

Ebauche.

Tons de chair rose sur les colonnes de la cour des Lions. Traits rouges, indiquant des arabesques sur la muraille. Tons bleu et or indiqués sur le premier plan des arcades à stalactites.

H., 0^,48. L., om,59. — (C. 93.)

Alhambra de Grenade ; intérieur et mirador de la salle des Deux-Sœurs.

Ébauche presque finie.

Bordures de faïences. Etude de murailles.

Alhambra de Grenade; cour des Lions.

Ebauche presque finie.

Étude d’un coin de la cour. Colonnes, arcades à

ogive mauresque, arcades à stalactites. Tons ardents, où l’or et le jaune dominent. Au-dessus d’un toit de tuiles, un coin de ciel bleu.

H., om,6o. L., om,48. — (C. 97.) Fontaine de l’Alhambra de Grenade.

Etude de faïences. Porte à ogive en cœur.

H., oni,3o. L., om,2 1 . — (C. 106.)

Alhambra de Grenade (étude).

Alhambra de GrenadU; porte intérieure.'

Ebauche, indiquée seulement.

H., o,n,48. L., om,39. — (C. 101.)

Cour mauresque avec un laurier rose; Grenade.

Aquarelle finie. A la droite de l’aquarelle, deux arcades mauresques.

Dans la cour, un laurier rose en fleurs montant jusqu’au toit de tuiles. Murailles de briques, crépies à la chaux.

H., o"1, 47. L., om,33. — (C. 94.)

Lavoir mauresque à Grenade.

H., oin,3 3 • L., o">, 23. — (C. 98.

Lavoir mauresque à Grenade.

Etudes de marbres verts et roses.

H., om,32. L., om,24. — (C. 100.)

Page 1