RIS
mille latine.
de l'offre de l'illu umit
au conseil et s'en remit a 1 1
lit cependant l'acceptai
i iseppe Garibaldi, et l'insertion, le lendemain iiKitiu. à l'OjJi \ Domination comme général
.■il chefde la - itionale d - Quand
ire fut portée devant lirecteun
parle terne If*. Trochu, I itions
les plus . manifestèrent, des diseuse
interminables commencèrent, <-L pour v mettre fin, le gouverneur de i leva et prononça
es mots qui clôturèrent le débat :
« Pour ma part, je donnerais plutôt ma démission qu<- de voir installer à la tête de troupes parisiennes un étranger. »
i vain que ['ex-détenu de Sainti .
protesta «-t releva une expression si malheur* employée à p un vaillant citoyen, plus
Français, l'épreuve l'a démontré, que nombi divis ..uix de l'Em]
repenti! d mmuniqu rs la dé]
uibaldi <-t de n'av .ant l'entière
ilité d'un pondu au glorieux
blessé d'Aspromonl . pré-
Qt tout ! .
Aujourd'hui que les événements se sont déroulés sinistres, on peut s'étonner que des esprits distingués, perspicaces et énergiques ne se soient pas dès le premier jour insurgés contre l'omnipotence du général Trochu et n'aient pas cherché à le renverser dès le début.
Ceux qui feraient à Henri Rochefort surtout un reproche de cette longanimité (car c'est lui le seul membre du gouvernement de la Défense nationale qui eut l'oreille du peuple et qui put compter sur son assistance en cas de besoin), — oublieraient les circonstances qui présidèrent à l'élévation de M. Trochu au poste de gouverneur de la capitale. Grâce à la suspicion dans laquelle l'avait toujours tenu l'Empereur ; grâce à l'opposition qu'il avait faite à certains de ses supérieurs, et qui avait arrêté net son avancement ; bénéficiant aussi du retentissement qu'avait eu un livre de critique militaire dont il était l'auteur, le général breton avait vu, le jour de la chute de l'Empire, toutes les mains se tendre vers lui, toutes les voix l'acclamer comme un sauveur. Jusqu'à ce que des indices flagrants aient démasqué son incapacité, l'homme qui se fût acharné à le renverser du pouvoir, eût commis aux yeux de la population parisienne, — je parle de l'immense majorité de la population — un crime de lèse-uation. Il est des fatalités qu'il faut subir, il est, hélas ! des engouements funestes contre lesquels rien ne saurait réagir, sinon le temps.
L'ei ot du peuple poui
chu au i
horril Duld lea r - de Pannihi
utei les vertui de l'admii
Paris.
nu mi n - les plus révolution-
naires de cette époque si l'ati!' }çi'i\ qui si1 fondèrent p!'c
main de l'avènement de la République la pn-rr. - s deux feuille- parut I ptem-
le mercredi 11) ce que l'on trouve bu tête de ces organes sincèrement pat' I et républicains, c'est une sourdine mise aux haines contre la plupart as dont se compose le
gouvernement d'alors.
t En pr - l'ennemi, plus de partis ni de
nuan
\ vec un pouvoir qui trahissait la nation le concours était impossible.
Le gouvernement sorti du grand mouvement du 4 septembi - i e républicaine
et la défense nationale, la suffit.
a Toute opposition, toute contradiction doit disparaître devant le salut commun.
« 11 n'existe plus qu'un ennemi, ' BOti complice, le part chue
qui voudrait .'ordre dans I
baïonnettes prus-
« Maudit soit celui qui, à l'heure suprême où nous touchons, pourrait conserver une préoccupation personnelle, une arrière-pensée quelle qu'elle fût.
« Les soussignés, mettant de côté toute opinion « particulière, viennent offrir au gouvernement « provisoire leur concours le plus énergique et le « plus absolu, sans aucune réserve ni condition, « si ce n'est qu'il maintiendra quand même la « République et s'ensevelira avec nous sous les « ruines de Paris, plutôt que de signer le déshon- « neur et le démembrement de la France. »
Et les signataires de cette déclaration qui résume la note vraie de l'opinion, ne sont pas les premiers venus ! Ils représentent ce que Paris précisément contient de plus fanatiquement français et de plus fanatiquement républicain. Ce sont MM. Balsenq, Blanqui, Breuillé, Brideau, Caria, Eudes, Flotte, Granger, Lacambre, Edmond Levraud, Pilhes, Regnard, Sourd, Tridon, Henri Verlet.
Ce n'est que peu à peu que la désillusion arrive et que les récriminations commencent. Quoi de surprenant à cette erreur momentanée, à cette abdication d'un instant du peuple? L'enthousiasme avait bien saisi à la première heure les membres eux-mêmes de ce gouvernement d'incapables, apeurés du lendemain.
L'investissement de Paris par les Allemands
aucune oi( Bure n'était prise d'ailleurs pour s'y opposer et ].- prévenir. Cepcndai
aité- et de i luit uo jour.
I »,m< un dés . R ichefort propo
adoptèrent que lors d'u ■ les membres de la national)
nt à la tête des troupes et payassent de leur >nne pour entraîner un irrésistible élan. Ou Lait à cheval que les gouvernai) l'Hôtel de Ville devaient m itre les 1 .-
ennemies. MM. Jules Ferry et Henri R qui do savaient pas monter, se pn nt au
manège du Chàtelet et firent chaque jour deux heures et demie d'èquitation. M. Ferry montait Sibérien et M. Rochefort Orloff, deux chevaux a ayant appartenu à rEmpereuTi Mais le beau l( b Jules Simon, di - Jules Favre et des Jules Ferrj idit, de la sortie en masse on en vint
en masse, à rester à l'Hôtel de Ville.
ju'on ne saurait nier, c'est que ce fut l'exdéputè de Belleville qui insista pour qu'on proctions g< .l'on nommât
une assembl
On nous appelle sauveurs, aujourd'hui, titril, pn : nous nommera usur-
pateurs déniai:
ipant encore qu'un-' lion relativement faillie du terril lion d< irs né présentait ;
difficultés. L'instant était, en somme, propice pour assembler le peuple des campagnes et des villes dans ses comices.
Les paysans redoutant l'invasion imminente provoquée par Napoléon eussent tous donné leurs voix aux candidats hostiles au régime déchu, cause de leurs malheurs. Les villes n'en étaient plus à accorder leurs faveurs au despotisme. C'était donc l'assurance des élections républicaines les meilleures.
Loin de se rendre aux excellentes et péremptoires raisons qu'on leur fournissait, les membres du gouvernement de la Défense nationale crurent qu'il était plus prudent et plus profitable — ils se plaçaient à leur unique point de vue — de faire de l'autoritarisme et de s'imposer à Paris et à la province. Ils ne dédaignèrent point de rééditer les errements passés et d'enfourcher le dada des abus. Henri Rochefort fut vite désillusionné sur le compte de ses collaborateurs, il professa bientôt pour le militarisme de M. Trochu et pour le civisme de ses collègues un mépris qui ne fut dans la suite que trop justifié. Cent fois il eut l'envie de révéler ce qui se traitait dans ces conciliabules dont l'inanité en tant que défensive conduisait inévitablement à la ruine et cent fois il en fut dissuadé par des esprits qui faisaient miroiter à ses yeux le spectre de la responsabilité lourde :
« Si vous donnez votre démission, lui disait-on
journellement, pn
Le de Hôtel de Ville ne provoque d 1 i'adviendrft-1
i lait l'instigateur, les Prussiens portebl
in coup Défaite ? \ i morale-
ment l'auteur de la ruine de la batrie et l'avenir n'aui
furent • rent
Rochefor que dans le patrioUsttie même de celui qu
D'ailleurs, Bi la population tenait h s'insui contrt- le véritable qui maintenait
- • joug, lui fallait-U l'abp
tiuiK le consentement, nous allions dr.
d'ordre d'un membre même du 'ouvern
i! membre H est vrai, qui fui dent la probité politique ait i \ù ? '
- (aitemenl
Perry, lesJu
i qu'il m
la d(
un fait d'une import
primordiale sur lequel Henri Rochefort nous a lui-même donné les explicatious que nous allons enregistrer.
Le 27 octobre 1871, après l'expédition des affaires courantes en séance du conseil à l'Hôtel de Ville, le général Trochu approcha de l'ex-député de Belleville, lui fît cette communication : « J'ai peur, lui dit-il, qu'il rie se trame quelque infamie. On est venu m'annoncer que le général Borel, qui était enfermé à Metz avec le maréchal Bazaine, venait d'arriver à Versailles. — Nous citons les paroles textuelles de M. Trochu : « Le général Borel est capable de tout ; je crains qu'il ne soit envoyé à l'état-major prussien pour traiter de la reddition de Metz, cerné depuis longtemps et qui doit être dans une situation critique. »
Rochefort, après cette conversation, descendit pour gagner son logis. Au bas de l'escalier principal, il rencontra Gustave Flourens, avec lequel il fit route quelques instants. Rochefort, très ami de Flourens, lui fit part des craintes exprimées par le gouverneur de Paris. Gustave Flourens crut-il que Rochefort gardait par devers lui des éclaircissements précis ? Se figura-t-il que ce qu'on lui racontait comme menaçant était en réalité déjà survenu ? Toujours est-il qu'après avoir quitté le pamphlétaire, il se précipita rue Tiquetonne, où s'imprimait le journal de M. Félix Pyat, le Combat. Il révéla au rédacteur en chef
sik«.i. DR PARU
de- cet organe démocratique, don! oo ne peut met- Ire « - î i doute la bonne foi, la nouvelle qu'il tenait « «l'un membre du gouvernement », affirma-t-il.
où Flourena commit une lourde faute, en donnant la reddition de Metz comme un fait accompli. 11 est possible qu'il soit, de déductions en déductions, arrivé à se persuader la chose comme faite, que supputant, durant 1».' trajet «lu boulevard à la rue Tiquetonne, les probabilités qu'avait cette possibilité de devenir une certitude, il en soit arrive à se persuader qu'il n'y avait plus à hésiter et qu'il le fallait annoncer comme une affaire définitive au public. Ce qu'il y a de vrai, c'est que le -~ pie Plour
sous msabilité propre poussait un des
journalistes les plus influents et les plus populaires de Paris à mettre eu vedette dans sa feuille aimée du peuple l'entrefilet révélateur dont nous allons inscrire le texte, la ville de Metz n'avait point encore capitulé, puisque la reddition de place n'eut lieu que le lendemain dans la journée.
Le 88 au matin — la note fut imprimée ! dans la nuit — h enregisti men-
tion qui révolutionna tout Paria :
*i a Fuit ml, Mir et certain, que le youverneiiieiit «le lu l>ci'cni*e national*' relient par «letei** lui eoinuie un Meerel tl' l.tat. et que iioiih uViioim -on* a l'indi-
382 SIÈGE DE PAHIS
gnation «le la France comme nne liante trahison.
a lie maréchal Bazaine a envoyé wn colonel au canin «In coi «le Prusse pour traiter «le la reddition de Metz et de la paix an nom de sa Majesté remnerenr Napoléon III. »
Paris eu s'éveillant apprit cette nouvelle prématurée. On se doute de l'effet qui en résulta. La reddition de Metz, c'était la plus formidable sentinelle de nos frontières de l'Est succombant. C'était la seule résistance couvrant Paris, disparaissant. C'était le terrible complément delà chute de Strasbourg,l'héroïque! Metz la pucelle, violée par les Allemands c'était encore le sinistre pronostic de la capitulation future de Paris ! Le peuple le comprenait ainsi quand il allait en pèlerinage démocratique et patriotique jeter des fleurs aux pieds de la statue représentant l'une de ces villes sur la place de la Concorde. Metz vaincu, c'était enfin les deux cent mille hommes du prince Frédéric- Charles immobilisés par l'armée assiégée libres désormais, fondant à marches forcées sur nos armées en formation au delà de la Loire et resserrant le blocus de Paris. La consternation fut générale. Par une coïncidence épouvantable, la position importante du Bourget qui avait été à grand peine reprise quelques jours auparavantaux Prussiens, subissait dans la nuit du 27 au 28 une
ur • •• point un i dun- leur terre uavaienl foi I . veille, que par quelqvi
il ti.'liX l .
m lia inexpérimentés. L'enn
.:• le Bourget nuitamment <'t enlevant par barricade ce rendit maître du vil- U'opintâ tint du pi
carnage l'ut pi i et !«• combat eaasa faute
de combattants de notre i ôté. l- i wl ls deui bataiUoni commandes par If. Baroooe fila — le même qui dana un duel av i; «•rit. avait fait montre d'un cour nous
imea plu à constat! uvèreut à
eption pj t et le commandant périt
ment en vaillant champion dans cetv épique, L nation -
rent «huant toute la journée à l'Hôte iinant «!•
roemanl i--" ce qui concernait la nouvelle
aégattoos Quêtaient point de mit
U in sastre était - l'aveu ae pouvait en
être difféi , reddition
d'autant plus l . plus
Les directeurs de l'Hôtel de Ville répondirent dans le Journal officiel, par cette note où la haine contre les républicains avancés et M. Félix Pyat en particulier, se donnait libre carrière :
Le gouvernement a tenu à honneur de respecter la liberté de la presse malgré les inconvénients qu'elle peut parfois présenter dans une ville assiégée. Il aurait pu, au nom du salut public et de la loi, la supprimer ou la restreindre. Il a mieux aimé s'en référera l'opinion publique qui est sa vraie force. C'est à elle qu'il dénonce les lignes odieuses qui suivent et qui sont écrites dans le journal le Combat, dirigé par M. Félix Pyat.
Et le Journal officiel, après avoir cité l'entrefilet que nous avons reproduit plushaut reprenait :
L'auteur de ces tristes calomnies n'a pas osé faire connaître son nom. Il a signé le Combat. C'est à coup sûr le combat de la Prusse contre la France, car à défaut d'une balle qui aille au cœur du Pays, il dirige contre ceux qui la défendent, une double accusation, aussi infâme qu'elle est fausse. Il affirme que le gouvernement trompe le'public en lui cachant d'importantes nouvelles et que le glorieux soldat de Metz déshonore son épée par la trahison.
Nous donnons à ces deux inventions le démenti le plus net. Dénoncées à un conseil de guerre, elles exposeraient leur fabricateur aux châtiments les plus sévères. Nous croyons celui de l'opinion plus efficace. Elle flétrira, comme ils le méritent, ces prétendus patriotes, dont le métier est de semer des défiances en face de l'ennemi, et de ruiner par leur mensonges l'autorité de ceux qui le combattent.
Depui sle 17 août, aucune dépêche directe du maréchal Bazaine n'a pu franchir les lignes. Mais nous savons que loin de songer à la félonie qu'on ne rougit
pas de lui imputer, l"- mai >•> bal a I .11 ni' i le bi illanti
Le général Uourbaki i pu l'échapper, el ti<>n> ivec li délégation '!«' roure, son acceptation d'un commandement important démentent suffisamment les nouvelles fabriquée: l'indignation de
tous les honnêtes gens.
Le gouvernement de Paria et Bea coll< ut. en rédigeant cet article Bcandaleux, car il uait le rédacteur d'une feuille honnête à la vindicte publique, l'effarement que leur
lient les manifcsl de tout Paru
M. Félix Pyat avait dans son journal inséré la Douvelle que l'Hôtel de Ville déclarait Causa était certain que c'était de bonne foi et rien n'auiit à de semblables procédés contre un vétéran de la démocratie d'une valeur morale telle, d'un dévouement patriotique aussi prouvé.
U ne manquait pins vraiment, pour que le calice fût rempli jusqu'au bord «'t que l<- rédacteur en chef du Combat dût le vider jusqu'à la lie, qu'on l'accusai de vouloir spéculer, de chercher à lancer par la publication d'un document à sensation journal dont le tirage ce jour-là, «mi effet, doubla «•n quelques heures '. Noua croyons même qu< tains orne V Électeur libre, |>ar exem-
ple, ne reculèrent pas devant q de
«•••tir horrible fanl nsi l Pyat, quia s ici iiie
fortune à la d peuple, fut uns a l'index pa Picard !
Ce qui était facile à prévoir eut lieu ; encouragée par la fureur administrative, la réaction se déchaîna. Elle envahit les bureaux de la rédaction du Combat et se livra à des actes de vandalisme révoltants. Tout fut saccagé et les journalistes présents furent maltraités d'une façon indigne.
M. Félix Pyat opposa aux infamies dont il était l'objet cette déclaration catégorique;
« Déclaration: »
C'est le citoyen Flourens qui m'a dénoncé, pour le salut du peuple (sains populi selon sa propre expression), le "plan Bazaine et qui m'a dit le tenir directement du citoyen Rochefort, membre du gouvernement de la Défense nationale.
Et M. Flourens, mis en demeure de confirmer ou de nier le fait, adressa au directeur du Combat la lettre embarrassée qui suit :
« Mon cher Pyat,
c Le salut du peuple exige, en effet, qu'une pareille nouvelle soit immédiatement connue de tous, et ce serait honte et trahison que de la cacher un moment.
« C'est au gouvernement de la Défense nationale à établir que cette déplorable nouvelle est inexacte.
« Quant à moi, je n'ai à prouver ni qu'elle est fausse, ni qu'elle est vraie.
« Je maintiens seulement la tenir d'un citoyen attaché au gouvernement de la Défense nationale, et j'affirme que ce citoyen n'est pas le citoyen Henri Rochefort que je n'ai pas vu depuis plusieurs jours. »
On sait le reste.
Le 31 octobre, la nouvelle de la reddition de
M hit api i i population bui*<
Rche du gouvernement. \
flrmatiops oooCr ■ pré-
::t«s. il h.' >-■ trouva pas un homme dans la
ville a et afTamée qui ajoutai S rtiou
ivernants, soutenant qu'Us ignoraient 1»'
qu'ils an- Donçaieat enfin te 911, La défiance que l'incapacité de d kta inspirait, «-tait doi
vaut insurmontable, et l'émotion eut pour ourollaire leur renversement momenta
\ : . .lui auraient
la France d'une Constituante, si elles <-iiss«n t été pratiq • ament, et qui
•est pu changer les destinées de la pairie, les patriotes il»- la capital-- réclamèrent lès élections ilrs maires de la commune de Paris. Qn voulait uvuir et amener ainsi nue activité nécessaire, un emploi effectif, n que des traltr pab)es laissaient se morfondre sur l<-s rem] ou tomber inutilement et mortellement frappés aux avant-postes. Henri Etachefort que des
nues trouver, avait donné, sur
qu'il
. les Jules Ferry, les l'auteur de la Lanterne crut de
devoir de ne pas se faire un instant de plus le complice de ces attentats déloyaux accumulés. Le 30 octobre, il se rendit, en compagnie de M. Ernest Blum, son ami, à l'Hôtel de Ville, pour y porter sa démission. Aucun des membres du gouvernement n'étant présent à cette heure avancée do la nuit, M . Rochefort posa sa lettre de démission sur la table du conseil, et réintégra sa demeure, sise au haut du faubourg Montmartre.
Le lendemain, vers onze heures du matin, il se 'rendit de nouveau à la maison de ville pour s'assurer que communication avait été prise de son irrévocable décision. A peine avait-il pénétré dans la salle des séances ofue les événements dont nous allons relater les diverses phases se déroulèrent sous ses yeux. Ce sont les "péripéties de la journée du 31 octobre. Elles' ont trop d'importance dans nos annales pour que nous n'en donnions pas le récit complet.
Dès l'aube, la lecture des deux proclamations affichées par ordre du gouvernement et posant les bases d'un armistice avait provoqué au sein de la population une formidable colère. Mordu au cœur par l'humiliante proposition signée par les détenteurs du pouvoir, le peuple comprenait que l'heure était venue de reprendre possession de ses droits et d'affirmer une fois de plus devant la France entière, la résolution de ne pas pactiser avec l'ennemi tant que la dernière parcelle du
Dl M iwitis
territoire ne Berail pas purgée do m présence.
\ dix heures, à la mairie du t" arrondissement, les officiers de la garde civique se réunissent pour statuer sur fa situation.
A une heure, un certain iihih1.it d'offici garde nationale parmi lesquels plusieurs chefs de bataillon vinrent prendre part à cette délibère
tion.
Vers quatre heures les décisions essentielles étaient prises, une députation composée des ,-it.. yens Harant, Grappe et Joly se rend à l'Hôtel
de Ville pour s'y concerter avec les maires dos différents arrondissements et adopter avec eux les résolutions qui devront être soumises au gouveraement. Apres un court débat, les vingt maires décidèrent à l'unanimité (moins une voix, dit-on] que le gouvernement devait provoquer des le lendemain l'élection de quatre citoyens pur arrondissement pour constituer la Commune de Paris. ' [uatre-vingts membres composant la municipalité élective serment adjoints au gouvernement pour le rende
L'assemblée vote en outre qu'une seconde : lution. demandant de la levée en DM portéeaugouvernement.Une députation fut eli ,1,. s.- rendre a l'Hôtel de Ville pour soumettre aux membres <\>- la Défense nationale les deux m vot>
Pans 1'' COUrant de la matinée aussi, plusieurs
délégations s'étaient succédé, place de Grève, dans le but de demander des explications au gouvernement. Le général Trochu et le citoyen Etienne Arago les reçurent, répondirent que la nouvelle de la reddition de Metz ne leur était parvenue que dans la nuit du 30 au 31 octobre. Quant a l'armistice, ils déclarèrent qu'il ne pouvait être accepté par la France qu'aux conditions suivantes :
« Pendant les vingt-cinq jours de suspension d'arme, ravitaillement de Paris, liberté entière des correspondances et vote libre de la France, y compris l'Alsace et la Lorraine. »
Vers midi, des groupes nombreux stationnaient devant l'Hôtel de Ville, réclamant l'exhibition des membres du gouvernement. Les pourparlers duraient et s'éternisaient sans aboutir. Tout à coup, une des grilles s'ouvre devant un fonctionnaire, la foule saisit l'occasion, se précipite jusque sous le porche. Un officier de mobiles veut s'opposer, Alphonse Humbert, lui arrache son épée, mais il est repoussé bientôt, lui et les citoyens qui le suivent, par les gardes mobiles bretons. Les cris de : vive la Commune ! la guerre à outrance ! éclatent de tous les côtés à la fois.
L'officier commandant de l'Hôtel de Ville se hisse alors sur les épaules de quelques assistants et harangue la foule, à laquelle il recommande la patience et le calme, en attendant l'arrivée des gouvernants etjdu gouverneur qu'on est allé quérir.
il M r\ai- SW
toi M. Êtiei ne A
et à l.i patiei
. l ' .la il, vont être pr
peuple peut l iré qu'on
suprême avis: la guerre à outrance; autrement, ajoute-i-il, « le maire de Paria qui vous | erait de remplir les fonctioni qu'il occupe
Puis* lot adjoints MM. Ploquet, Brisson, mageran interviennent ; ils prennent dans le même Bens. Mais le tumulte qui g\ d'instants «mi instante. devient si considérable que l,i voix il.-s orateurs le perd dan- l'es) toutes parts les clameurs redoublent.
\ me heure, - rai Trochu s-' présente et lit à obtenir un silence suffisant pour prononcer quelques mots tendant à ju<tiii' duite «-t ei 11 affirme que les
directeurs politiques et militaires ont cru avoir fait tout leur possible et avoir rendu Paris irnpr*'nal>le. Et soudain Cett
la harangue de celui en qui la France a ;
dans un moment d'à! 'ont son espoir :
l! os reste plus qu'a battre et à eh Prussiens', mais pour este H nous faut et l'union de t"ii • <>n se rend compte de l'effet que de tell» ivaient produire B»ir la
,ue fut interrompe clameurs violentas dans lesquelles damnai.-:
Mw2 STKGF. DE PARIS
cris: La Commune] Vire la République ! Pas
d'armistice I Kows laissez vendre la France ! Dans les groupes circulent de grosses pancartes qui sont piquées en quelques secondes au bout des baïonnettes et sur lesquelles on lit : La Commune ! Pas d'armistice ! Guerre à outrance !
Un des hommes les plus discrédités du gouvernement, M. Jules Simon, paraît au balcon et essaie vainement de parler. Ne pouvant y parvenir, il montre à la foule un écriteau sur lequel sont inscrits ces mots : Vive la République ! La levée en masse! Pas d'armistice! Mais de plusieurs fenêtres de l'Hôtel de Ville tombent des bulletins portant ces indications :