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n effet, Blanqui venait de sortir
au bras du général Tamisier, entouré de son etat-major. Le général, tenant à bien prouver la réconciliation, s'inclina devant le vieux révolutionnaire et offrit même de l'escorter jusqu'à son domicile. M. Blanqui, très touché de cette marque de déférence, remercia et s'inclina à son tour puis il s'éloigna, suivi de quelque amis.
Le lendemain, MM. Favre, Ferry, et Simon, lançaient des mandats d'amener contre les « fauteurs » du 31* octobre. Le décret de convocation des électeurs était rapporté, et Blanqui paya de huit années de carcere duro la félonie de gens aujourd'hui sénateurs, députés et ministres.
Sans la pression de l'opinion publique, sans la noble conduite des républicains de Bordeaux, électeurs de la première circonscription, la cellule de Clairvaux eût vu s'éteindre dans le secret et les angoisses le plus vaillant champion de la démocratie, coupable du crime d'avoir cru en la foi de parjures qui continuent à se parer du titre usurpé « d'honnêtes gens ! »
Si jamais M. Jules Favre a fait preuve d'une perspicacité remarquable, c'est lorsque, le 4 septembre, il prononça, à l'arrivée de Henri Rochefort, sortant de Sainte-Pélagie, les paroles que nous avons citées précédemment et qui ont trait à son admission immédiate dans le sein du nouveau gouvernement :
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