‹ Henri RochefortChapitre 35 sur 60 · I :i dire, le députi · texte numérisé non relu

I :i dire, le députi

Qtanfd'u l'une

minute que lit l'employé, il prit la lettre que « IUT une t

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L'huissier n<

et le grand-maître de la justice du gouvernement de Septembre attendit et attend encore les effets de sa diatribe vengeresse. M. Leblond questionné répondit qu'il ne savait aucunement de quoi il s'agissait. M. Didier ne fut pas moins surpris. Le laps de temps écoulé était trop considérable quand les explications qui n'en étaient pas furent données, et M. Vésinier dut à cet incident de ne pas être emprisonné.

A la suite de sa démission, après le 31 octobre, Henri Rochefort entra en qualité de simple artilleur dans la légion formée par M. Schcelcher. Mais il ne fit au parc de Notre-Dame que de rares apparitions. Ses soirées, il les donna tout entières à la Commission des Barricades, dont il avait été nommé président. Ladite commission avait pour membres principaux MM. Flourens, Cournet, Ulbach et pour secrétaire M. Ernest Blum. Sa mission était de faire élever dans Paris une seconde ligne d'ouvrages défensifs, barricades destinées à créer une enceinte inexpugnable, au cas peu probable où les Prussiens, au lieu d'affamer la capitale, voudraient forcer la place et la faire se rendre à merci Un groupe d'ingénieurs des plus distingués avaient mis, pour la partie pratique de l'œuvre, leurs connaissances éclairées au service de la commission. Les travaux qui furent entrepris furent remarquables, mais d'une inutilité non moins merveilleuse. M. de Bismarck

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l'anneau braa, il était certain d'arriverè ni otique.

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Ludines, et c'en fut fuit

des I P**

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lion i. il les mit a profit pour aller visiter

ivant-posti -i que nous

au plateau d'Avron, à Joinville-le-Pont - Denis.

Après l'entrevuede Perrières pt la capitulation, devant avoir lieu bu scrutin de I il cru; de H- de reprendre la plume et de

rompre enfin le silence qu< oements

1er.

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harttt qu'avait dur* le siège

juré de ne point avoir un journal à lui, sa position de membre du gouvernement lui imposant des réserves qui n'étaient conformes ni à son tempérament, ni compatibles avec sa conscience.

Les uhlans chevauchaient maintenant, hélas ! dans le jardin des Tuileries et dans l'avenue des Champs-Elysées : l'armée de la Loire était défaite. Un oubli de M. Favre, exceptant de l'armistice les héroïques légions de l'Est, venait de ruiner les ressources suprêmes de la France et de jeter par les Verrières, les débris de nos défenseurs, gelés, épuisés, sur un territoire étranger. Aucune [considération ne militait donc désormais en faveur de l'abstention de la presse, au contraire, tous les arguments plaidaient en faveur de son action prompte et décisive. La France, convoquée dans ses comices, avait le bulletin de vote à la main.

Rochefort fonda le Mot d'Ordre, barricade morale qu'il érigea, dans la mesure de ses forces, contre les adversaires de la République, c'est-à-dire contre les ennemis du pays.

l.K MOT D ORDRI SEMBLÉE DB BORDEAUX

L'œuvre que Rochefort avait à entreprendre éUit'celle à laquelle il s'était von.'- et eelle à laquelle il se vont; encore : ladéfense de la République.

Comment la République, en Février 1*71, était donc encore en danj

- pouvait-il que le noble et valeureux paya de France eût envie de courir à «les aventures nouvelles? On n'en avait donc point fini avec les irat'ons monarchiques dont le triste lot est de pousser infailliblement au morcellement <le la patrie? Les raits que nous aurons à mettre en lumière répondront à ces diverses questions. :ut M. Louis Blanc qui fut le parrain de me républicain que fonda le démissionnaire du 30 octobre. L<- leader xtréme

iii LE MOT D'ORDRE

gauche, entre autres titres, proposa à Rochefort. qui lui disait :

« Je ne sais trop, dans la situation actuelle, quel titre donner à un journal que je veux créer. »

celui du Mot d'Ordre, lequel plut immédiatement à l'écrivain habile à discerner les délicates impressions du moment, à tâter en praticien exercé le pouls de l'opinion publique. La ligne de conduite de la feuille parisienne était toute tracée, et nous l'avons indiquée déjà. En vue des élections prochaines, elle fit campagne pour tous ceux que leurs mérites avaient signalés pendant la guerre, en ayant soin de choisir, autant que faire se pouvait, des candidats parmi les notabilités républicaines. Certaines personnalités réactionnaires s'imposaient indiscutablement par l'abnégation patriotique qu'elles avaient montrée, le Mot d'Ordre ne lutta point contre un courant qu'il n'aurait pu, je ne dirai pas remonter, mais simplement même endiguer; il fit la part de feu, et son influence n'en fut que plus considérable.

Le premier numéro du Mot d'Ordre contenait une déclaration de principes qui ne permettait pas d'hésiter. Et à l'heure où il fit son apparition, Paris avait vu disparaître la plupart des feuilles intransigeantes dont les principaux rédacteurs étaient obligés de se cacher, poursuivis qu'ils

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de rente ( le M. Lacaxe, L'administrateur.

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rendu en 1'eepace de moins de douze heures, résultat brillant De M démentit point. El nou\. ition alimentèrent le crédit dont

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hommes politiques au pouvoir aujourd'hui du

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• iet. Ils apprennent à connaître le fond qu'on doit faire sur

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firont, tant ils sont typiqui

nt de la national'

Tours étaient mis à l'index par la population, qu se préparait à voter. Ces hauts fonctionnaires avaient même tellement notion du discrédit dans lequel ils étaient tombés, que presque tous renonçaient à briguer des candidatures qui leur réservaient de sanglants échecs. Un seul, à Paris, réussit à passer brillamment, M. Gambetta, et ce fut à l'appui de Rochefort qu'il dut d'émerger du néant politique où l'hostilité parisienne Fallait plonger. Un soir qu'il était à dîner chez la famille Dorian, le rédacteur du Mot d'Ordre vit arriver un paysan qui, ayant franchi les lignes prussiennes, apportait à M. Jules Simon, présent au repas, des photographies microscopiques, dissimulées par le rural pendant le voyage, et contenant le fameux décret d'inéligibilité de tous les dignitaires bonapartistes, rendu par le dictateur de Tours. Henri Rochefort réussit à se procurer une de ces photographies, l'apporta immédiatement à la rédaction du Mot d'Ordre, où on la déchiffra à la loupe, et le décret célèbre parut le lendemain matin, en placard, dans le journal, suivi d'une note qui recommandait M. Gambetta, son auteur, au suffrage des électeurs de Paris. L'appel chaleureux fit sensation, et le nom de M. Gambetta sortit triomphalement des urnes, ce qui décida pour toujours de son ascendant persistant et non interrompu.

Ce fut à l'assistance du Mot d'Ordre encore

que L'ouvrier bijoutier, M. Tirai honneui h donna la t*« - 1 * 1 1 1 • - révoluliono lu deuxième arrondissement de Paria i w» rail j.uii.i néme de voler le maintii

«•\il île l'homme qui lui j<-ta l'échelle par laquelle on escalade les mil M i joies

te l'on peut goûter et qu'aucun o . venu troubler. 1.

ne.

La réactioD avait déchaîné contre le vainqueur de Dijon - omnies les plus j

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grand patriote italien en faveur de noire patrie

meurtrie <'t li\ rée. Les âges f il ira se refus ront à

titude de procédés aust r lanta,

mt malheureusement que trop vrais.

Oui, un éminent général républicain, touchi

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deux îils. Après le refu

nu, il pouvait demeuri iuver

l'amertume.

•..ut plus généreux. I ment de To

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iips «le l'Allemand, heureux Je

verser leur sang pour l'affranchissement de la France. Et c'est ce triple dévouement, que des bénédictions devraient saluer, qu'accueillent au contraire les plus outrageantes injures !

Et ce furent des Français égarés par la passion politique qui se constituèrent les insul Leurs !

Il appartenait à Paris de réparer un tel méfait.

Le Mot d'Ordre attacha le grelot et mena la campagne de réparation. Le nom de Garibaldi fut placé sur la liste des candidats et deux cent mille voix parisiennes s'associèrent à ce mouvement patriotique en élisant Garibaldi, inéligible, puisqu'il était étranger, et en le déclarant citoyen par droit de services rendus et de conquêtes.

Henri Rochefort fut également élu le sixième, au scrutin de liste, sur quarante-trois députés à nommer dans le département de la Seine et dans les arrondissements suburbains.

La mission de l'Assemblée nouvelle était — toutes les professions de foi des candidats le prouvent — de traiter de la question de paix ou de guerre. Ce qui primait tout à ce moment, c'était de savoir si les représentants de la France étaient d'avis de mettre définitivement bas les armes, de courber l'échiné, de subir l'humiliation, corollaire de désastres sans précédents, ou de tenter derechef la fortune et de continuer la lutte. Si les élections avaient eu lieu "au lendemain du 4 septembre, alors que l'occupation prussienne ne

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public, n < - t*i t été pour l'option alternative ' I

était toute autre.

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Vainement les efforts les plus inouïs furent tentés par les députés de nos deux infortunées provinces. Vainement l'ex-maire de Strasbourg monta à la tribune et fit voir les plaies béantes de sa ville aimée, blessures glorieusement reçues et noblement souffertes par amour de la mère-patrie. Il rappela, sans réveiller dans le cœur de ses collègues, les sentiments d'exaltation patriotique qu'il croyait y trouver endormis, les édifices croulants sous les obus, et les flammes, courant sur les maisons qui s'effondrent, comme des feux-follets dans les sombres cimetières la nuit.

La Chambre décida froidement l'abandon définitif de Metz, de Strasbourg et le paiement de la formidable contribution de guerre.

Lorsque ce vote hideux fut une fois acquis, quand c'en fut fait pour longtemps (nous ne voulons pas écrire pour jamais), des riantes vallées de la verte Alsace et des riches collines de la toute française Lorraine, les députés de Strasbourg et de Metz remirent, les larmes aux yeux, entre les mains du président de l'Assemblée, leur démission.

Vingt-cinq représentants du peuple hostiles à la mutilation de la France, à la suite surtout des déclarations de la possibilité de vaincre formulées nettement par les hommes compétents en matière de guerre, protestèrent également contre le ver-

t.mt de ur.

iront MM. II. m i l; . Arthur Raoc, M

• lion et une lettre de son rédacteur en chef •

ii avaient conduit les rmination quand une brutque nouvelle i cun incident : pu \à â

. de mourir subitement

Sa l'ut le journal de If. Ulbach,quile

premier :„eil.

toi toutes les feuilles tes reproduisirent

L llI: Henri, qui habitait rue

tine, sort lement, loreq .

- journaux du soir inviter • rachat de leurs imprimés :

heure i niment

ides la mort d'Henri Rochefort

ip imprévu, lu sœur du député remon u-z elle, i

pus lu douloL.

brutalement. Eugène Mourot, le secrétaire de la rédaction, ne put donner aucun renseignement, n'ayant rien reçu de relatif à cette mort si rapide. Toute la nuit se passa à attendre les télégrammes. Le lendemain matin seulement, un mot de M. Alexis Bouvier annonçait et la maladie et le salut de Henri Rochefort, dont les jours avaient en effet été mis en danger par un épouvantable érysipèle.

Quelque temps après la déclaration de la guerre, les deux autres sœurs de l'auteur de la Lanterne étaient allées à Jersey, ne songeant point aux désastres ni à un investissement possible de la capitale. Elles avaient emmené avec elles la fille de leur frère, et les événements s'étaient déroulés avec une si prodigieuse célérité que tantes et nièce se trouvèrent, en moins de quinze jours à peine, coupées de toutes communications avec Paris. Henri Rochefort était membre du gouvernement de la Défense nationale, elles avaient par les journaux anglais des nouvelles de leur frère et père, mais quand les Prussiens eurent enserré la capitale, elles demeurèrent quelquefois des semaines sans renseignements, et, à la suite du 31 octobre principalement, les dépêches ne continrent plus que rarement les mentions des actes (d'une importance secondaire désormais) de leur parent. Elles avaient eu de Bordeaux deux lettres de lui assez longues, les priant de se mettre en route et

i 13 d'arnver le plus irite qu'elles pourr

comme un coup de foudre les feu

ni leur faire pari de la mort de celui qu'elles se dia joindre.

t el tant de foisdéjà, à tant et tant de repr diverses, la mort de Henri Rochefort a été enrelort par les journaux.

" plus ou . i perte faussement

anno bien-aimé, que d

circonstance, au lendemain presque de la ré tion d-' ileux lettres dans lesquelles il n'était pas question d'indisposition, ai de maladie, elle n'ajouta aucune foi aux racontars d dont

la fabrication lui sembla suspecte. Bile fut bientôt de l'inquiétude qui s'emparait d'elle en dépit de sa conviction, par un démenti formel émané ■ irdeaux --t imprimé le surlendemain par un journal de la localité.

Durant sa courte apparition | slatif

sous l'Empire, Henri Rochefort, on se le rappelle,

. t jamais entretenu de n amicales, qu'avec un seul député de l'exti M. l -Y Raspail. Le ri a . a avait i st du

iteur . . int, qu'il

n'av r un refiu

424 LE mot d'ordre

l'administration à demander à visiter le journaliste alors prisonnier à Sainte-Pélagie. Par une condescendance dont il donna bien peu d'exemples, le préfet de la police impériale avait, par extraordinaire, autorisé M. Raspail à pénétrer dans la geôle et à serrer la main à son ami.

Habitué aux procédés louches des jésuites qu'il avait combattus toute sa vie, le vétéran de la démocratie redoutait sans cesse d'être l'objet d'un coup de traîtrise de la part de ces irréconciliables ennemis. Cette idée fixe avait même paru une manie. Quand, en 1870, le vieillard répétait aux incrédules que le plus terrible adversaire était le cléricalisme, les jeunes, qui se croyaient aussi les forts, souriaient, ne croyant que faiblement à ce prétendu danger.

Aujourd'hui, si Raspail vivait, il rirait à son tour, peut-être, de ceux qu'autrefois il faisait sourire. En apprenant, à Arcueil-Gachan, la mort de son ancien collègue, — l'unique député des temps modernes qu'il estimât, disait-il souvent, — M. F.-V. Raspail ne douta pas une minute que celui-ci n'ait été victime de quelque machination jésuitique. Il fit donc écrire sur le champ, par sa fille, une lettre qu'il signa de sa main que l'âge faisait trembler, et adressa le pli à l'auteur de ce récit, alors rédacteur du Mot d'Ordre. L'autographe est curieux, et a été précieusement conservé.

LAfl DR BORDBAIBI i - 1

M sieur le rédacteur, écrivait le vieux i - lutionnaire, j'apprends par les journaux du

« la mort incfpin je Heni i Ro< nefort Les détails

■ qui sont fournis par la pn sse sont

« que je vous prierai de vouloir bien télégraphier

« à Bordeaux pour (aire garder et soumettre en-

« suite à une analyse chimique Ie8 intestins de

Ire malheureux ami, sa maladie ne se rap- •• portant à aucune maladie connue.

Veuillez agréer, Monsieur le rédacteur, etc.

n F.-V. RàSPÀIL.

Une quinzaine de jours suffirent au complet rétablissement du rédacteur en chef du M>t (('Ordre, et pendant le court laps de temps que nécessita sa guérison, Henri Rochefort put lire les arti-

aécrologiques que la presse QOB-seulement française, mais européenne lui consacra. Il n'est pas sans intérêt pour un homme dont les opinions sont sujettes à tant d'attaques comme à tant de glorification, d'être appelé à lire ce que ses contemporains pensent de son caractère et de ses actes en toute sincérité. La mort d'un politicien donne en général plus d'impartialité aux jugements portés sur son compte par ses amis comme par

idversaires, et cette satisfaction, t'annonce de sa lin prématurée, l'auteur de la Lanterne ['obtint. Si l'on prend les journaux de l'époque et qu'un collationne les diverses élucu- Lrations ayant la mort d'Henri Hoclict'ort pour

426 le mot d'ordre

thème, on reconnaîtra que la passion politique s'étant calmée, presque toutes les feuilles, même les plus hostiles aux doctrines professées par le pamphlétaire, se plurent à enregistrer les droits incontestables qu'il avait au culte public en tant que littérateur et que républicain convaincu. Les journaux, dans la rédaction desquels il comptait des amis, proposèrent, sachant que Henri Rochefort laissait trois enfants sans fortune, que la République adoptât les trois orphelins et se chargeât jusqu'au jour de leur majorité de leur éducation.

Il ne se trouva en réalité qu'un organe parisien pour s'insurger contre l'opinion unanime. Mais cette feuille, d'un bonapartisme échevelé, ne pouvait oublier les terribles coups de cognée assénés par le redoutable bûcheron démocrate sur l'arbre généalogique des Bonaparte. II se souvint ce jour-là et la mort même de son ennemi ne parvint pas à le lui faire oublier que c'était aux efforts de M. Rochefort que la publication des papiers trouvés aux Tuileries, au lendemain de la Révolution du 4 septembre, avait été entreprise.

C'était, en effet, l'auteur de la Lanterne qui avait découvert dans un carton sur lequel étaient écrits ces mots : A conserver, la lettre célèbre de l'impératrice Joséphine à Barras. C'était le représentant de Belleville aussi, entre les mains

duqu le fameux btllel M

commission hi paraître i

lit. dont l.i révélation defait éclairer & un m haut degré la d sur les petits - «lu

. Il inr I >rt, lui, n'hésita | »• >i n t . et

pour forcer la décision de ses co >ot il

oyait le refus, il ;

. lequel imprima tout . publicité

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Après la démission des Usa iens-Lorrains, dépûtes à l'Assemblée de Bordeaux, et la -

mis patriotes auxqui Leurs

pour mission de défendre Tint, ht • absolue 'lu territoire, le - feuilles pari-

ai un diapason im nu. I- urnement nouveau fut

chaque matin et chaque soir, l'objet des crit plus l'animation de I' qui avait donné pourtant tant de preuves d'abnésmblait - du

ministère de Lre le méconten-

tement parurent se multiplier. MM

.:. par :•

428 le mot, d'ordre

laires, à une levée de boucliers. M. Jules Favre était payé pour détester l'élément avancé de Paris.

Un scandale sans précédents venait d'être révélé à la population ouvrière de la capitale. Un député, M. Millière, dont un article commenté par la presse gouvernementale était taxé « d'oeuvre de mauvaise foi », répondit que la droiture, si elle était bannie du reste de la terre, ne chercherait pas précisément son suprême refuge dans le rang des ministériels. A l'appui de ses assertions, il annonça dans le journal de M. Félix Pyat, le Vengeur, dont il était le collaborateur, la prochaine publication de documents du plus puissant attrait. Il était question, disait-il, de la constatation flagrante de l'indignité, de la forfaiture d'un ministre, et ces documents virent bientôt le jour effectivement.

L'insertion d'un volumineux dossier, demeuré fort longtemps au pouvoir de M. Laluyé. étalait les falsifications de plusieurs états civils, crime prévu par la loi, et entraînant les peines les plus sévères pour leur auteur, M. Jules Favre, assis alors au siège gouvernemental de Bordeaux. Les complications les moins avouables éclataient à chaque ligne de ces documents, et sans la prescription, — les faits s'étaient passés il y avait plus de vingt années, — le sénateur du Rhône d'aujourd'hui eût payé du bagne la faute qu'il avait commise sciemment, et pour la satisfaction de ses

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il moment, consommé.

Lorsque le numéro du Vengeur contenanl renseignements irréfutables lits- >n apparition, R chefort ne >•• rendant de loin qu'un compte in de la gravité de la publication et voyant avant imt dans l'exhibition de ces papiers, le préjudice les jeunes filles mineures, dont les actes de naissance reconnus faux impliquait l'illégitimité, la bâtardise, donna l'ordre de ne point en octroyer dans son journal la reproduction. Lf frère de M. Jules Favre, touché de la délicatesse de ce prorivait aussitôt à réminent représentant de l'aris, une lettre de remerctments conçue dans plus émus. La famille Favre, y étaitserverait toute sa vie le souvenir de louchant, befort avait alors agi suivant.-. no>-

et, comme nous l'avons «lit. en connaissance incomplète ! ne répondit rien aux élo- . qui lui étaient décernés pour .-a répar le frère Je l'intére M .1 îles Favre d< maître <1 irte la loyauté de Henri ■fort <-t I-' mutisfl par lui occasion

La première aggression contre la presse, le premier acte de vengeance du jésuite rouge, engloba dans le foudroiement le journal et le journaliste auxquels une reconnaissance éternelle était jurée. Le 12 mars, les commentaires les plus vifs ayant suivi la nomination du général d'Aurelles de Paladines au poste de commandant en chef de la garde nationale de Paris, sur l'avis du gouvernement, six journaux démocratiques payèrent de leur vie leurs récriminations violentes. Le Mot d'Ordre, le Cri du Peuple, le Père Duchêne, le Vengeur, la Bouche de Fer, la Nouvelle République furent, sans avertissement préalable, en vertu des pouvoirs discrétionnaires conférés, par l'état de siège, au général Vinoy, supprimés purement et simplement, et cela sous la République, par application d'anciens décrets du détestable régime de Bonaparte.

C'était un véritable coup d'État. La disparition des six journaux ci-dessus indiqués, c'était l'anéantissement de la presse républicaine parisienne presque entière, c'était le bâillon mis sur la bouche de Paris. L'instant était critique d'ailleurs. On parlait de menées sourdes ayant pour but immédiat la restauration du comte de Chambord. L'Assemblée nommée de fait pour la solution de la question de paix ou de guerre se déclarait constituante véritable et prolongeait son existence indéfiniment, c'est-à-dire cinq ans.

DE B"lll I • 4.11

contre !«• coup de force qui se tramait était la

nationale. Lora de la reddition consentie

l'entrevue de I i *cnu

que laisseraient, pour le service de

police de la ville, leuri fusils aux gardes natio-

Cette clause, dont If. Julea Favre demanda

Ion » I '!■ ;i al aux bommee », per-

iit ;i la sentinelle l< i France de

veilli : lut de la République an «langer.

it pour lui retirer Ire le

ut acheté, <iUf> 'es orléanistes

. miniaière résolurent

d..- provoquer une échauffe-urée qui menât au dé-

sarmement.

U sileno auquel le général Vinny venait de

réduire lea républicains en supprimant tous leurs

organes permettait une action décisive et prompte.

(te n'était point difficile à trouver pour

la lutte sur-le-champ, si on le voulait. Et

on le voulut le 1* mars lsTl.

Outre ses fusils, la garde nationale de Paris ire un certain nomhi

liant toute la ivait eu le maniement. Ces

lea nnea au parc ■ - - as B ittea-

meiit somma NOM

432 le mot d'ordre

qui s'étaient depuis peu fédérés d'avoir, dans la journée du 17, à remettre entre les mains de l'autorité militaire l'armement, c'est-à-dire les chassepots, les fusils-tabatières et les canons. — Le comité répondit par un refus à cette adjonction brutale, il fit battre le'rappel dans le quartier de la place Royale et transporta à Montmartre tous les affûts, toutes les pièces, qui furent ainsi réunis, en un instant, sur le même point.

Avisé du mouvement qui venait de se produire, les ministres demeurèrent enchantés de cette résistance qu'ils espéraient. Dans la nuit du 17 au 18 mars, des affiches furent placardées sur les murs de Paris, annonçant manifestement les intentions aggressives des gouvernants, et le matin du 18, à quatre heures, des régiments furent lancés dans la direction des Buttes Montmartre avec mission de s'emparer de vive force des munitions et des canons qui depuis la veille y avaient été transférés.

Nous n'entrerons pas dans l'exposé de cette journée dont on connaît les émouvantes et dramatiques péripéties. Le gouvernement fut vaincu, l'insurrection qu'il déchaînait croyant en triompher, fut, au contraire, victorieuse. Les canons pris par les régiments de ligne, furent bientôt repris par les fédérés. MM. Thiers, Picard, Jules Favre, menacés d'être enfermés dans le ministère des affaires

Dl BORDI

étrangères, au quai d'Orsay, durent prendre il fuite «'i cbereher on refuge à Versailles, et telle fut la précipitation de leur départ, — de leur déroule, — qu'Us abandonnaient, sans < »r<ir«*, sans direction, comme des vaisseau désemps toutes les administrations parisiennes dont ils étaient les directeurs.

Dana toute antre circonstance, une partie de la population de Paris se fût i».ut-étre levé»' contre dérés en faveur du gouvernement mej la paix honteuse par celui-ci, une

provocation inconcevable, enfin, avait indisposé tous les esprits même les moins favorables à l'acceptation du règne du faubourg.

La conduite d'un grand nombre de commandants militaires, durant la guerre, avait jeté dans le disert-dit le plus complet les sommités de l'ar- On ne vit universellement dans cette lutte qu'un soulèvement contre la trahison qui avait livré la France, et le mouvement fut accepté par par ceux-là mêmes sur l'appui desquels on avait compté pour le dompter.

En présence de la situation nouvelle faite à Paris, le devoir de ses quarante-trois députes était de v( - répit s'enfermer dans ses mm

. rapport avec les électeurs qui les

leur mandat.

Hem i 1 1 labilité et

loin de l'esquiver, quoique encore soutirant, il

43 i LE MOT D ORDRE

prit le chemin de l'héroïque cité républicaine.

Après la Révolution du 18 mars, tous les hommes qui se dirigaient sur Paris étaient à l'index de l'administration versaillaise. Rochefort réintégrant ses foyers devenait suspect aux ministériels, qui n'avaient pas à s'abuser sur le parti auquel le pamphlétaire se rangerait. L'hostilité qu'il avait manifestée sans cesse à l'égard de ses ex-collègues de la Défense nationale, la plupart à cette heure encore au pouvoir, était une assurance que de retour dans la capitale, l'auteur de la Lanterne ressuscitant d'abord son journal tué par le général Vinoy, soutiendrait de son talent, de sa notoriété, de ga plume, les efforts de la junte révolutionnaire installée à l'Hôtel de Ville.

C'est ici que la reconnaissance de M. Jules Favre éclata dans toute sa beauté. Les enfants d'Henri Rochefort étaient venus rejoindre leur père à Arcachon. Lorsqu'après la chute de Paris et les journées de Mai, ces enfants voulurent rentrer chez leurs parentes, les sœurs de l'éminent journaliste, M. Jules Favre, Jules Favre l'intègre, Jules Favre, dont le frère assurait l'éternel souvenir pour la non publication dans le Mot d'Ordre des infamies révélées par M. Millière, M. Jules Favre ne craignit pas de donner l'ordre de procéder à l'arrestation d'une jeune fille de quatorze ans et de deux garçons de onze et de douze ans ! Les agents s'étant présentés pour accomplir leur

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