‹ Henri RochefortChapitre 42 sur 60 · SAINT-MARTIN-DK-HK · texte numérisé non relu

SAINT-MARTIN-DK-HK

la découverte d'une porte énorme fermée par un

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s.his nu recrépit «!<• plâtre facile à abattre en quel-

quea minutés. Selon «les déductions bien ti

la porte «levait ouvrir sur la galerie conduisant à la

campagne dont il «Hait parlé dans le livre,

à-dire que La fuite «Hait possible par celle

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Rochefort fit part de sa découverte à deux ouvriers et le fils aîné de Kochefort qui venait chaque après-midi visiter son père, fut chargé, sans qu'il sût même ce que les prisonniers voulaient tenter, d'apporter le fer d'une pioche, utile, lui diton, pour un déporté employé aux travaux de l'intérieur du fort.

C'est avec cet outil pour lequel les détenus fabriquèrent un manche en bois avec une des planches d'un lit de camp que ceux-ci se mirent à l'œuvre.

La porte livra passage une nuit aux deux infatigables travailleurs. Ils entrèrent alors dans une galerie longue et obscure où, au fur et à mesure qu'ils s'avancèrent, ils eurent de l'eau jusqu'à la ceinture. Eclairés par une petite lampe, leurs investigations les conduisirentà une ancienne poterne murée. Ils attaquèrent résolument l'ouvrage et au bout de trois journées d'efforts, une étroite trouée pointer un rayon de lumière, et un air frais fouetta leur visage. Ils étaient parvenus au mur extérieur.

196 CITADELLE d'oLKRON

Par malheur une indiscrétion de l'un d'eux instruisit toute une chambrée de la tentative. Ce fut un émoi sans précédents. La chance de recouvrer la liberté fit perdre la tète au plus grand nombre. Comme il advient en d'aussi graves occasions on se pressa à la besogne et l'acharnement qu'on mit à la réalisation du projet en compromit sans retour la réussite. Sous l'action fiévreuse des tâcherons de larges moellons de pierre s'échappant roulèrent dans les fossés éveillant l'attention des sentinelles. Il fut impossible de risquer plus avant l'aventure. On dut réintégrer en masse la prison et le lendemain l'affaire éventée ne permettait plus la moindre espérance.

Une enquête avait été ouverte, mais le mutisme des délinquants devant les interrogations de l'administrateur ne purent conduire à la connaissance d'aucun coupable. L'affaire fut donc abandonnée, et la seule mesure qu'on se résolut à prendre fut celle de changer les déportés de local et de les interner dans d'autres corps de bâtiments au centre de la forteresse où l'évasion n'était plus à redouter.

Rien ne vint donc rompre la monotonie de cette vie affreuse jusqu'au 24 mai 1873.

Le lendemain du triomphe de la réaction, Henri Hochefort était en train de se raser devant son miroir dans sa chambre, quand il vit entrer le directeur de la prison.

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