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rea, eurent aussi une portion convenable de ce tribut
Puia tel 01 tel nécessiteux se trouva b ment tiré d'embarras, et le soir, tout compte l'ait, - de l'ex-rédacteur en chef du Moi d'Ordre étaient vid<
Une première administration fut organisée dans le Stand par un éditeur anglais, M. Beeton, et plus tard au bureau du Courrier de V Europe dans Covent-Garden. Mais l'édition anglaise réussit peu. Londres est un foyer dé bonapartisme et les dernières manifestations démontrent la véracité de cette assertion. L'intérêt étant le seul guide des Anglais en toute circonstance et les traités de commerce consentis par l'empereur, ayant toujours été à l'avantage de l'Angleterre, on conçoit dès lors la tendresse professée par nos voisins d'outre-Manche, pour le Bas-Empire et Napoléon III.
La connaissance de la langue française n'étant pas très répandue chez les habitants albionnais, la diffusion du pamphlet devenait d'une difficulté excessive. On songea bien à traduire en anglo-
RÉAPPARITION M LA i IHTI MCI SÎB
:i les traits fins et satiriques de la Lanterne, comment rendre lea nuances ine i de certaines phrases presque inintelligibles pour quiconque n'est pas né en France, j'allais presque dire pour quiconque n'est pas Parisien? L'épreuve de traduction fut décisive et un dut y renoncer bien vite.
D'ailleurs, l'Angleterre était-elle un bon centre de publication [uoi Rochefort tenait I
coup, <»u le comprend, c'est que son œuvre lût lue p impatriotes et qu'elle entrât, par les
soins des contrebandiers, dans les villes limitrophes de la frontière, pour ensuite Be répandre dans tout. s les directions. Par les bateaux qui font le service entre Calais et Boulogne, l'introduction uYs livres interdits est très pénible. Le champ sur lequel peut s'exercer la surveillance est très restreint, et partant, la Burveillani plus effective.
11 n'en est pas de même en Belgique, en AJi Lorraine, en S iù des kiloni' terri-
offrent aux piétons le moyen d'entrer par cent points divers à la fois.
Le succès de la nouvelle Lanterne devait aussi bénéficier de la vogue immense qu'avait eue l'ancienne dans ees mêmes contre)
La difl Dgage n'existait point ni
pour la Belgique, ni pour la Suisse. On résolut donc de créer non point des dépôts, mail
véritables éditions belges, suisses et alsacienneslorraines, à Bruxelles, à Genève, et Strasbourg.
Pour la Belgique, ce fut M. Camille Berru, l'ancien proscrit du coup d'État de 51, à cette époque secrétaire de la rédaction de Yhidépendance belge, qui fut chargé de la direction de l'œuvre d'Henri Rochefort. Il s'entendit avec un éditeur de l'endroit, M. Lécuyer, et les choses marchèrent bon train. La vente du premier numéro atteignit immédiatement à Bruxelles le chiffre de quinze mille. Ce tirage épuisé en quelques heures, on dut procéder immédiatement à un second.
Sur la dépêche qu'il reçut de M. Berru, l'exdéputé de la première circonscription donna pleins pouvoirs à Olivier Pain pour lancer la publication en Alsace. Celui-ci se. mit en route pour Strasbourg aussitôt.
Les Alsaciens-Lorrains ont payé trop chèrement les fautes commises par l'Empire pour ne pas être à tout jamais guéris de tendances impérialistes et pour ne pas se montrer sympathiques aux hommes qui voulaient, avant la guerre, le renversement de cette dynastie, cause de leurs maux. Quand on sut qu'il s'agissait d'imprimer en plein cœur des pays annexés un journal républicain radical et que ce journal était celui d'Henri Rochefort, il se produisit une explosion de félicitations touchantes. Un négociant strasbourgeois
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L'administration prussienne int : balU I. • phea Be partageaient di
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effectué, clans les vitrin librairiea de Strasbourg
aucun avis préalable. En prélit pas à ne depuis 1870 respirait à peine en isTi. L 1res incartades étaient
t. Le maître imprimeur, propriétaire à la fois d'un \ journal quotidien delà localité, craignit une fermetui inant la BUppi feuille
journalièi I une ruine i pour lui,
et il savait à o'en >uter que les Pru--
:it à la consommer. Le voir la i
feuiUea républicain
rialisme français ! Ceci n'empêche pas de temps à autre ces derniers d'insinuer — insinuations qui ne trompent plus personne du reste — que les seuls patriotes français sont les hôtes assidus de Chislehurst et de Prangins 1
Henri Rochefort prévenu télégraphiquement de l'impossibilité d'installer l'administration de la Lanterne en Alsace, répondit de prendre. Genève pour centre d'opérations. Ce fut un ex-membre du Comité central réfugié en Suisse, M. André Alavoine, associé à un imprimeur de la rue du Rhône, qui prêta ses presses à la nouvelle publication. Quand le premier numéro fit son apparition dans la « Cité des Lacs » il y avait déjà quinze jours que ce même numéro était en vente à Bruxelles, à Londres et à Paris. Le public ignorant les entraves précédemment subies ne se rendit point compte de ce retard. Il crut à une reproduction et cette conviction nuisit au pamphlet tout d'abord. Il fallut donc se hâter et ratrapper le temps perdu. Deux numéros d'un rapport presque nul furent successivement mis en circulation. Ce fut à la troisième Lanterne seulement que le succès se dessina très accentué et très net. Il alla désormais en grandissant. Ce qui prit surtout à Genève une extension considérable, ce fut la vente de la petite Lanterne in-32. Le volume d'un millier de ces exemplaires était si faible, que les contrebandiers en transportaient à Lyon pour parfaire souvent