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taient tous les sacrements, comme ils l'écrivirent à Crumwell. « Non seulement, ajoutaient-ils, c'est notre église paroissiale, trop petite même pour nous contenir tous, mais elle nous est aussi d'une grande assistance, aide et protection contre nos voisins les Écossais (1). »
Nous raconterons ici la dissolution de deux autres monastères; non pas que leur ruine se rattache par aucun lien apparent à l'insurrection du Nord^ mais parce qu'ils tombèrent, à la suite d'un stratagème quelconque, sous le coup de la loi d'attainder. Il s'agit du prieuré de Cluniciens de Lenton, dans le comté de Nottingham, et de l'abbaye cistercienne de Woburn, dans le Bedfordshire. La première de ces maisons avait été, comme beaucoup d'autres, bouleversée par les menées des visiteurs de Crumwell. L'un des moines, dom Hamlet Pencriche, avait porté une accusation contre le prieur devant le onseil, et finalement il avait fui de son monastère, pour la troisième fois déjà, en emportant des objets de valeur qui appartenaient à la maison (2). Mais il fut plus tard enfermé dans la « Fleet prison » par ordre du chancelier (3). Quant au prieur, Nicolas Hethe, il avait obtenu son poste grâce à la faveur de Crumwell lui-même : il ne tarda pas, néanmoins, à s'apercevoir que son devoir envers le monastère lui commandait de rompre avec son protecteur. Dès le mois d'avril 1536, — selon toute
1. Ellis, « Original Letters », I, 3« série, p. 89. L'église fut saccagée par les Écossais en 1216. En 1322, Robert Bruce la livi-a au pillage, quoiqu'elle renfermât la tombe de son père, et soixante ans plus tard les moines achetèrent au comte de Douglas l'immunité pour uae somme de 200 livres. — Voyez Walcott, « English Minsters », II, p. 140.