‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 101 sur 278 · Corr. de Crumwell, XXXII, n · texte numérisé non relu

Corr. de Crumwell, XXXII, n

apparence, peu de temps après être entré en fonctions, — Hethe écrivait que son prédécesseur avait laissé la maison fort endettée et que, sur les 100 livres qu'il avait promises h Crumwell par l'intermédiaire de son neveu Richard, il ne pouvait alors en payer que 60. Il espérait que, pour le reste, on voudrait bien attendre jusqu'à la Saint-Martin : sans cela, il lui faudrait emprunter de l'argent « à quelque négociant de Londres » afin de « continuer à observer l'hospitalité ». Il terminait en demandant qu'on apportât des tempéraments, en faveur du prieuré de Lenton, à l'ordonnance qui bannissait tous les jeunes gens du cloître. « Je vous supplie, disait-il, de ne pas tenir rigueur à deux jeunes gens de notre ordre à Lenton. Tous mes frères, à l'exception de quatre ou cinq, sont très impotents et très âgés, et ils sollicitent votre permission pour rester dans la vie religieuse (1). »

Le 29 juin de cette même année 1536, le prieur commit, paraît-il, un acte de trahison quelconque contre le roi (2). Qu'était cette trahison? Rien ne nous renseigne à cet égard. Hethe vendit peut-être une partie de l'argenterie du monastère, certainement dans l'intention de venir en aide à sa communauté, dont il déplorait la misère. L'acheteur, un nommé Godbery, ortèvre de Londres, fut plus tard obligé par Crumwell de lui rembourser environ 20 livres (3). Quel qu'ait été son crime, le prieur fut arrêté au mois de février 1538 et jeté en prison, où il resta jusqu'au milieu du mois suivant (4). A cette date, il fut, en compagnie de huit

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