‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 117 sur 278 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

croissement », les commissaires étaient revenus à Catesby pour « commencer notre suppression ». Ils avaient encore, toutefois, une certaine répugnance à mettre en vigueur le décret d'expulsion, car ils demandèrent si l'ordre issu du Bureau d'Accroissement était une « autorisation suffisante (1 ) ». La réponse de Crumwel] fut, à coup sûr, une mise en demeure d'avoir à entamer la fâcheuse besogne, car les formalités de la suppression commencèrent aussitôt. Le couvent comprenait neuf religieuses outre la prieure, vingt-six serviteurs et tenanciers, le curé de Catesby, deux sousaumôniers et un sacristain rétribués par les sœurs. Les officiers du roi saisirent de l'argenterie pour une valeur de 29 livres 4 shillings, vendirent les effets mobiliers de la maison, ainsi que les vêtements sacerdotaux et ornements d'église, pour la somme de plus de 400 livres; et ils estimaient que le plomb, arraché des toits et fondu, rapporterait encore 110 livres, plus 3 livres pour le métal de deux sonnettes brisées (2).

L'œuvre de destruction prit un temps assez long, et ce ne fut qu'après le 27 septembre que les sœurs furent définitivement congédiées. John Tregonwell, l'un des envoyés de Crumwell, ne cessa de parler d'elles avec éloge : « La prieure de l'endroit^ dit-il, est une dame fort grave; et les sœurs aussi^ qui sont là depuis vingt années, n'ont jamais, — autant que j'ai pu l'apprendre, — été suspectées de mener une vie d'incontinence (3). »

Joyce Bykeley, la prieure, fut gratifiée par lettres

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