‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 140 sur 278 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Ibid., 120. Les lettres de cet évêque, reproduites par Wrigiit (191-20?), parlent de manière identique du dénuement des Frères à cette époqrie.

5. Ibid., XXIII, 61. Voy. aussi Lettres de London citées par Wriglit.

couvents de Frères, en Angleterre, étaient tombés dans une telle pauvreté, qu'il leur était presque impossible de continuer à subsister.

Le but qu'avaient surtout l'évêque Ingworth, London et les autres agents du roi était de forcer les Frères à choisir le parti de la soumission. « Mon excellent lord, écrit l'évêque à son maître, je vous supplie de ne pas croire que je vous trompe, car je vous assure que cela n'est pas; je suis et serai pour vous un aussi fidèle et aussi discret serviteur que possible... Je veux agir tranquillement et sans le moindre bruit, et quand je saurai votre bon plaisir, je n'omettrai rien, autant que cela dépendra de moi. Ma commission ne me donne point le pouvoir de les chasser, à moins qu'ils ne livrent leurs maisons d'eux-mêmes : mais si je connaissais votre bon plaisir, je trouverais, en bien des endroits, des raisons suffisantes pour les chasser à cause de leur mauvaise vie et de leur désobéissance aux instructions et aux lois de Sa Majesté (1). » « Certains Frères, écrit-il encore, ont grande répugnance à quitter leurs maisons, et pourtant ils n'ont rien pour vivre, » car leurs dettes sont si considérables que tout leur avoir ne suffirait pas pour les payer (2).

A Gloucester, suivant la relation du maire, Ingworth ordonna aux Frères de choisir l'une ou l'autre alternative : ou « rester en leur couvent et observer leurs vœux et les injonctions » qui, on s'en souvient, furent imaginées dans le dessein de rendre la vie religieuse impossible, ou bien « remettre leurs maisons entre les mains du roi ». Le maire jugeait les injonctions « rai-

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