Rec. Off. —Papiers d'État, Dom,,, 1538, * U
ordres d'Oxford et de Cambridge ne seraient pas abolis, les Dominicains eussent offert leur soumission hier. Les Franciscains et les Augustins l'ont déjà fait par document écrit et scellé (1). » Ainsi donc, de l'aveu même de London, on ne pouvait obtenir des religieux une cession volontaire qu'après leur avoir laissé entendre qu'il fallait partir. Au moindre bruit leur donnant l'espoir d'être épargnés, ils hésitaient et s'arrêtaient net.
Certains d'entre eux, sans nul doute, étaient disposés à tout accepter pour s'assurer une maigre pitance qui, leurs maisons démolies, leur permettrait de vivre. Ainsi, le supérieur des Franciscains de Londres, Thomas Chapman^ l'un des quelques Frères qui furent gratifiés d'une pension (2), déclara que si l'on prenait ombrage de leur « habit et genre d'existence »^ comme ce n'était pas « une chose de necessitate salutis œtenide », ils y renonceraient. Il ajoute qu'à son avis, il n'y avait point, chez lesFranciscains de Londres, un seul Frère qui ne fût prêt à « quitter volontiers l'habit pourvu qu'on lui garantît des moyens de subsistance, comme il en avait alors » (3).
Les dépouilles des couvents de Frères ne grossirent pas beaucoup le trésor royal. L'argenterie saisie pour le compte d'Henri ne se composait presque toujours que des vases sacrés, souvent même que d'un seul calice ; le reste, une poignée de shillings, de livres parfois^ représentait la somme portée au crédit du roi, une fois les frais des commissaires payés. A Ponte-