A ce sujet, voy. I" vol. ch. IX
Henri viii. — II. 17
de nœuds, sans compter les autres cérémonies papistes du même genre dans lesquelles nous nous sommes constamment fourvoyés jusqu'à ce jour; mais que la véritable manière de plaire à Dieu et de vivre en vrais chrétiens sans aucune hypocrisie, ni perfide dissimulation, nous est indiquée en toute bonne foi par notre Maître, le Christ, par ses Évangélistes et Apôtres. Étant donc résolus à suivre ceux-ci, à nous conformer aux volonté et bon plaisir de notre Chef suprême, après Dieu, sur cette terre, Sa Majesté le roi, et à ne plus dorénavant observer les superstitieuses traditions d'aucun potentat, ni pouvoir étranger ; — d'un commun consentement et accord, nous nous en remettons à la miséricorde de notredit souverain chef, etc. » (1). S'il subsiste encore, après examen de cette rédaction, quelques doutes sur le véritable auteur, il suffit de constater qu'il existe le brouillon d'un acte d'abandon conçu dans des termes identiques, écrit de la main du D' London, et destiné aux Frères Carmes d'Oxford (2).
Jusqu'à quel point cet acte était-il volontaire? On le saura par une lettre de London en date du 7 juillet 1538: « Nous trouvons, dit-il, les Carmes et les Augustins en un tel désordre et en une telle pauvreté que, s'ils n'abandonnent point leurs maisons, leurs maisons les abandonneront. Aussi avons-nous si bien manœuvré avec eux qu'ils se livreront, eux et leurs couvents, entre les mains du roi. » Il termine ainsi cette communication : « Si M. Fryer, nouvellement arrivé de Londres, n'avait point déclaré chez les Dominicains avoir ouï dire, à Londres, que les quatre