Ibid., XVllI
pour ceux de Yarmouth, et d'un peu plus d'une livrfepour les Dominicains de Thetford (1),
11 est dit, dans une note relative aux Carmes de Bristol, que quatre religieux allèrent trouver le maire, accompagnés de l'évêque de Douvres, et qu'ils reconnurent avoir « quitté leur maison de plein gré ». Ils avaient vendu leur argenterie, et cependant ils étaient endettés : « La charité du peuple étant très faible, il leur était impossible de vivre, » Ils déclarèrent que le commissaire royal « leur avait donné à tous les meubles de leurs chambres, tous les livres du chœur et divers autres petits objets; plus, à chacun d'eux, une lettre et 20 pence qu'ils emporteraient en leurs couvents; — et il leur fixa certaines heures pour rendre visite à leurs amis »(2). L'allusion, qui revient ailleurs, aux « couvents » où les moines devaient entrer plus tard, semblerait indiquer qu'ils furent abusés sur le but définitif que poursuivait Henri VIII par ces suppressions en bloc. Rien d'étonnant s'il s'en trouva qui répugnaient à partir. « Il y avait une recluse, écrit de Worcester l'évêque Ingworth, que j'ai eu grand mal à faire sortir : enfin, la voilà dehors (3). » Cette courte phrase nous peint bien l'esprit dans lequel fut accomplie l'œuvre d'expulsion.
Quant aux terrains et aux constructions, la Couronne évidemment tira de vastes bénéfices de leur vente. Situés au centre des grandes villes, les terrams et môme les bâtiments étaient fort recherchés. Ainsi, « à Lincoln, écrit l'évêque de Douvres, il y a chez les Franciscains un bon conduit, et le maire et les