‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 152 sur 278 · EUis, « Oi'ig. Letlers », II, 8« série, n · texte numérisé non relu

EUis, « Oi'ig. Letlers », II, 8« série, n

alJermen sont venus solliciter de moi la permission de Tamporter dans la ville (1). » De même, le maire et les aldermen de Grimsby voulaient qu'lngworth demandât la maison des Frères, afin de la transformer en « maison de réserve pour les pièces d'artillerie et ; autres choses nécessaires à la défense du pays contre les ennemis du roi, en cas de besoin ». Le couvent, déclare l'évêque, « est on ne peut mieux placé à cet efïet : près du bord, et regardant la mer ».A son avis, du reste, la pétition présentée offre une utilité « indispensable pour le bien du royaume (2) ».

Les habitants de Reading, eux aussi, désiraient avoir l'église des Franciscains pour en faire un hôtel de ville. Ailleurs encore, les bâtiments furent achetés par les villes où ils étaient situés. Ainsi, en décembre 1539^ le roi vendit aux habitants de Worcesterles terrains, domaines, églises, beffrois, cloches, cours des églises et autres possessions des couvents de Dominicains et de Franciscains de l'endroit, pour la somme de 541 livres 10 shillings, et cela après que les constructions superflues avaient été vendues par des hommes qui mirent quatre jours à. terminer cette besogne et prirent 78 shillings 8 pence.

Il est nécessaire de dire quelques mots du triste sort des Frères expulsés. Un ou deux seulement reçurent une pension qui leur permît de vivre. En règle générale, on donnait à chacun de ceux que l'on rejetait dans le monde, pour qu'ils y gagnassent leur pain du mieux qu'ils pussent, une poignée de shillings, — o shillings, en moyenne. Lors même qu'ils se

i. Wright, 192.

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